Le procès relatif à la crise de la dioxines'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Gand. Les exploitants des entreprises de traitement des graisses Verkest et Fogra sont poursuivis pour leur implication dans cette importante crise qui a frappé le secteur en 1999. Le conseil de l'Etat belge a demandé 180 millions d'euros de dommages et intérêts à titre provisionnel.
Une dizaine de préjudiciés, principalement des entreprises d'aliments pour le bétail, se sont constituées partie civile lundi. Plusieurs dizaines d'autres devraient à leur tour réclamer des dommages et intérêts. La défense de Lucien et Jan Verkest a demandé en vain le report de l'affaire au mois de septembre. Une demande rejetée par le tribunal qui a rappelé que ce dossier date déjà de 1999. Et le président de constater que les parties sont en état de plaider.
L'Etat belge, qui réclame 180 millions d'euros à titre provisionnel, a demandé la désignation d'un expert pour déterminer le préjudice total. La provision demandée ne concerne en effet que les montants qui ont été déboursés par l'Etat pour permettre au secteur touché de redémarrer après la crise de la dioxine. Selon les conseils de l'Etat belge, il n'y aurait pas eu une crise de la dioxine si les prévenus n'avaient pas commis les faits qui leur sont reprochés.
Contamination en chaîne
Les sept parties poursuivies sont la NV Verkest, de Deinze, devenue depuis la NV Profat; le père Lucien Verkest, son épouse, Jeanine Dhaenens, et son fils Jan Verkest; la SPRL Fogra de Bertrix, devenue la SPRL Protelux, Jacques Thill et son épouse Jacqueline. Aucun des inculpés n'était personnellement présent à l'audience. Les principaux prévenus, Jan et Lucien Verkest, doivent répondre de faux en écriture, usage de faux et de tromperie sur la marchandise. Leurs factures indiquaient qu'ils livraient de la graisse animale pure alors qu'il s'agissait de mélanges de graisses. Fogra aurait fourni des graisses animales contaminées aux pcb à la société Verkest. Verkest aurait ensuite contaminé à son tour plusieurs entreprises d'alimentation pour le bétail.
Cette première journée du procès devait être uniquement consacrée à établir l'agenda des audiences. Mais elle a débuté par un problème de procédure. Le conseil de Lucien et Jan Verkest, Me Hans Rieder, a fait valoir qu'il ne sera pas en mesure de plaider avant le mois de septembre. Me Rieder intervient également dans le procès Lernout & Hauspie qui se déroule actuellement devant la cour d'appel de Gand. Il ne souhaite pas se faire remplacer par un confrère.
Priorité à l'affaire L&H
Le ministère public s'est opposé au report de l'affaire, rappelant que le parquet a déposé ses réquisitions dès le 22 juin 2002. Il estime que la défense a eu largement le temps de les examiner. Un avis partagé par le président Jan Van Den Berghe qui s'est prononcé contre un ajournement. Il a dû néanmoins accepter certaines concessions. L'affaire L&H aura la priorité et les premières plaidoiries dans le dossier de la dioxine n'interviendront donc pas avant le 1er septembre. Mais les différentes parties sont invitées à déposer leurs conclusions écrites à ce propos.
Une dizaine de préjudiciés, principalement des entreprises d'aliments pour le bétail, se sont constituées partie civile lundi. Plusieurs dizaines d'autres devraient à leur tour réclamer des dommages et intérêts. La défense de Lucien et Jan Verkest a demandé en vain le report de l'affaire au mois de septembre. Une demande rejetée par le tribunal qui a rappelé que ce dossier date déjà de 1999. Et le président de constater que les parties sont en état de plaider.
L'Etat belge, qui réclame 180 millions d'euros à titre provisionnel, a demandé la désignation d'un expert pour déterminer le préjudice total. La provision demandée ne concerne en effet que les montants qui ont été déboursés par l'Etat pour permettre au secteur touché de redémarrer après la crise de la dioxine. Selon les conseils de l'Etat belge, il n'y aurait pas eu une crise de la dioxine si les prévenus n'avaient pas commis les faits qui leur sont reprochés.
Contamination en chaîne
Les sept parties poursuivies sont la NV Verkest, de Deinze, devenue depuis la NV Profat; le père Lucien Verkest, son épouse, Jeanine Dhaenens, et son fils Jan Verkest; la SPRL Fogra de Bertrix, devenue la SPRL Protelux, Jacques Thill et son épouse Jacqueline. Aucun des inculpés n'était personnellement présent à l'audience. Les principaux prévenus, Jan et Lucien Verkest, doivent répondre de faux en écriture, usage de faux et de tromperie sur la marchandise. Leurs factures indiquaient qu'ils livraient de la graisse animale pure alors qu'il s'agissait de mélanges de graisses. Fogra aurait fourni des graisses animales contaminées aux pcb à la société Verkest. Verkest aurait ensuite contaminé à son tour plusieurs entreprises d'alimentation pour le bétail.
Cette première journée du procès devait être uniquement consacrée à établir l'agenda des audiences. Mais elle a débuté par un problème de procédure. Le conseil de Lucien et Jan Verkest, Me Hans Rieder, a fait valoir qu'il ne sera pas en mesure de plaider avant le mois de septembre. Me Rieder intervient également dans le procès Lernout & Hauspie qui se déroule actuellement devant la cour d'appel de Gand. Il ne souhaite pas se faire remplacer par un confrère.
Priorité à l'affaire L&H
Le ministère public s'est opposé au report de l'affaire, rappelant que le parquet a déposé ses réquisitions dès le 22 juin 2002. Il estime que la défense a eu largement le temps de les examiner. Un avis partagé par le président Jan Van Den Berghe qui s'est prononcé contre un ajournement. Il a dû néanmoins accepter certaines concessions. L'affaire L&H aura la priorité et les premières plaidoiries dans le dossier de la dioxine n'interviendront donc pas avant le 1er septembre. Mais les différentes parties sont invitées à déposer leurs conclusions écrites à ce propos.
