20 INCINERATEURS SERONT CONSTRUITS, AVEC REJETS DES DIOXINES A 2/3 DES NORMES INTERNATIONNALES

20 INCINERATEURS SERONT CONSTRUITS, AVEC REJETS DES DIOXINES A 2/3 DES NORMES INTERNATIONNALES
Pays:Chine
Sujets: Développement, Environnement
Langues: Chinois

leur technologie de réduction des émissions toxiques à 70 pour cent seulement des normes internationales


Entre les importations d'ordures d'Amérique du nord [en anglais] et la consommation nationale chinoise, les décharges d'ordures de plusieurs villes chinoises [en anglais] sont en train de déborder [en chinois]. Les incinérateurs d'ordures avec récupération de chaleur sont utilisés depuis plusieurs années [en anglais] et même s'ils sont aujourd'hui interdits [en anglais] en milieu urbain, ils restent toujours une source d'inquiétudes pour les habitants des villes.



La journaliste Liu Tianzhao du Southern Metropolis Daily suit ce dossier de très près sur Twitter depuis que ses articles ont été harmonisés (censurés) [en chinois, comme tous les liens] avant publication. Elle rappelle que selon les règlementations votées l'an dernier, les incinérateurs d'ordures construits au cours des trois prochaines années doivent respecter une zone tampon de sécurité de 300 mètres au minimum et, dans un billet sur la plateforme de blogs Bullogger, cite deux spécialistes chinois des risques sur la réduction de la dioxine émise dans l'atmosphère durant l'incinération des ordures.

Elle remarque aussi que vingt incinérateurs avec récupération de chaleur seront construits dans la seule province côtière de Fujian dans les trois ans à venir, et que leur technologie de réduction des émissions toxiques à 70 pour cent seulement des normes internationales.

Ce message sur Twitter était adressé à l'activiste Lian Yue, qui vit au Fujian. Celui-ci répond que les différentes administrations offrent des subventions pour la construction d'incinérateurs d'ordures, signe, remarque-t-il, que les institutions telles que la Commission nationale de développement et des réformes ou le Ministère de la protection de l'environnement ne sont pas seulement incapables de juguler la pollution, mais qu'elles tirent en plus profit de leur incapacité à le faire.

Cette année, le gouvernement du district de Panyu au Guangzhou, au sud de la Chine, a annoncé la construction d'un incinérateur d'ordures qui a provoqué une importante contestation localement. Comme l'écrit le blogueur Mo Ke sur Yangcheng Evening News , l'incinérateur sera selon toute probabilité achevé et déjà en fonction à l'automne 2010 :

城市垃圾的处理是一个世界性的难题,我们也不例外。据番禺区市政园林局长周剑辉称,两年内番禺或遭遇“垃圾围城”,垃及形 势刻不容缓,故希望国庆后就开工建设,且越快越好。同时,有关部门信誓旦旦地表示,该垃圾焚烧项目的技术、工艺先进成熟,垃圾焚烧释放的二恶英含量非常 少,不致造成环境污染,而且该项目的选址也已是“最优选择”,希望居民不必视垃圾焚烧厂为“洪水猛兽”。据悉,该项目正在进行环评。但已经征了地,并完成 了部分补偿工作。未敲钟先入饭堂矣。

有关部门也声称,“不可能上一个污染项目”,但即使如此,这并不足以缓解和打消周边数十万居民对该工程项目可能造成的环境污染,及其对人们生命健康构成威胁的极度忧虑。

Les ordures en milieu urbain sont un problème mondial, et nous n'y faisons pas exception. Selon le dirigeant du ministère des forêts du district de Panyu, la ville menace d'être envahie d'ordures, et on ne peut plus reculer le moment de s'en occuper. J'espère que la construction commencera après la Fête nationale, le plus tôt sera le mieux. En même temps, les autorités compétentes ont juré solennellement que la technologie choisie pour cet incinérateur d'ordures sera moderne, qu'elle a fait ses preuves, et que les émissions de dioxine seront extrêmement faibles, qu'elles ne causeront pas de pollution, que le lieu choisi pour ce projet est “le lieu optimal”, et qu'ils espèrent que les habitants ne considèreront pas cet incinérateur comme une plaie pour leur commune. Selon différents articles, le projet est actuellement dans la phase d'étude d'impact sur l'environnement. Le terrain a déjà été terrassé et des dédommagements aux expropriés ont déjà été versés. Les gens jugent avant d'avoir pu voir sur pièce.
Les autorités compétentes ont de leur côté également déclaré que “ce projet ne sera en aucun cas polluant”. Cela ne suffit pas à dissiper les inquiétudes très vives de dizaines de milliers d'habitants qui vivent à proximité. Ils craignent que ce projet soit une source de pollution et une menace pour leur santé et leurs moyens de subsistance.
实际上,周边居民对垃圾焚烧厂的担忧并不多余。二噁英是国际公认的一级污染物,是毒性最大的化合物之一,其毒性是氰化物的 130倍、砒霜的 900倍,国际癌症研究中心已将其列为人类一级致癌物。即使是微量的二噁英也对人体有害。而就目前技术而言,垃圾焚烧项目事实上也并非如官方所说的那样环 保、安全,即使在学术研究层面上,也存在巨大争议乃至截然相反的观点和结论。美国环境健康基金全球化学安全项目总监约瑟夫·迪冈认为,垃圾焚烧炉是产生二 噁英的重要途径之一。而目前国际上对二噁英的实时监测尚是难题。英国伯明翰大学环境化学高级讲师斯图尔特·哈瑞说,对二噁英的实时监测,虽有很多研究,但 他认为到现在还是不可能的,“现在最快的监测速度只能做到12个小时,且非常难做到。”

En fait, l'inquiétude des habitants devant cet incinérateur d'ordures n'est pas sans fondements. La dioxine est reconnue au niveau international comme un poison très dangereux, l'un de ceux qui ont le plus haut potentiel de toxicité de tous les résidus, 130 fois plus toxique que le cyanure et 900 fois plus toxique que l'arsenic. Il est classé dans la liste des polluants cancérigènes comme polluant de niveau 1 par l'Agence pour la recherche sur le cancer. Même des traces de dioxine peuvent être dangereuse pour la santé humaine. Et pour ce qui est de la technologie actuelle, les incinérateurs d'ordures ne sont pas aussi sûrs et inoffensifs pour l'environnement qu'on veut nous le faire croire ; même chez les scientifiques, il y a des opinions et des conclusions très différentes. Selon le professeur Joseph DiGangi, Directeur du programme de sécurité chimique pour le Fond américain de la santé environnementale, l'incinération d'ordures est l'une des sources les plus importantes de dioxines. De plus, le suivi en temps réel de la dioxine reste un problème, dans le monde entier. Le professeur de chimie de l'université de Birmingham, Stuart Harrad, a dit qu'en dépit de toutes les études, le suivi en temps réel de la dispersion des dioxines est toujours impossible : “Actuellement, le suivi le plus rapide peut être fait dans les douze heures, et même cela reste extrêmement difficile.”
L'incinérateur de Panyu est situé à quelques kilomètres de plusieurs agglomérations très peuplées de Guangzhou, comme le rappelle NetEase. Des dizaines de milliers de propriétaires du district s'opposent à la construction imminente de l'incinérateur. Quelques commentaires laissés sous cet article :

1
解决垃圾不是问题
关键是程序
为什么公众永远被蒙在鼓里?
2
一个骗子骗人1000次以后宣布从此要讲实话
谁敢相信他?

1. Gérer les ordures n'est pas le problème
Le problème, c'est la manière dont c'est fait
Pourquoi la population est toujours tenue à l'écart des informations ?

2. Si un menteur vous roule mille fois, puis annonce qu'à partir de maintenant, il dit la vérité
Qui va le croire ?

处理这类问题很简单。
我们都听说过:就餐时,客人发现饭菜里有只苍蝇,喊来老板,老板立马吃掉,以示无碍。
反正都住番禺,利益相关人都安置在周围楼盘,既可解决员工福利问题,又可拉动房地产市场,还可以照顾人心....一石多鸟。

Gérer des problèmes comme celui-ci est simple
Nous connaissons tous cette histoire : durant un repas, un client trouve une mouche dans son assiette et appelle le patron. Pour prouver qu'il n'y a pas de problème, le patron attrape la mouche et la mange.
Les actionnaires vivent tous à Panyu, de toute façon, alors, logez-les dans les bâtiments autour ; ça résoudra ce problème au bénéfice des travailleurs, le marché immobilier local sera stimulé, et les gens seront rassurés...D'une pierre, beaucoup de coups.
叫张广宁妈妈住到那个厂区去

Dites à Zhang Guangning d'installer sa maman près de l'incinérateur
其实是业主怕的是他的房子以后没有升值空间。

Les propriétaires ont juste peur que leur maison perde de sa valeur après.
番禺区市政园林局局长周剑辉希望尽快动工
你们猜垃圾场是谁的

Le chef du bureau des forêts du district de Panyu , Zhou Jianhui, il espère que la construction va commencer le plus vite possible.
Et pouvez-vous deviner à qui appartient l'incinérateur ?
我觉得这又是政府无知、无能、短视的又一个例子!
番禺拥有广泛的未开发地方,真需要在已经发展成熟的华南板块中心,搞一个垃圾焚烧厂?在此搞的唯一理由只是运输成本低!
从地图可以看到:附近是住宅、是新火车站、是番禺的商务旅游区,八年左右就会发展为类似现在天河体育中心一样的区域!
试想在繁华的北京路旁边有一个垃圾焚烧厂,合适吗?
使用五年再搬?
这不是浪费纳税人的钱吗?

Je pense que c'est juste un énième exemple de l'ignorance, de l'incompétence et du manque de clairvoyance du gouvernement !
Le district de Panyu a plein de zones désertes, fallait-il qu'ils construisent un incinérateur d'ordures juste au milieu de la zone très urbanisée du nord de Panyu ? L'unique raison de ce choix, c'est parce que le coût du transports [d'ordures] sera bas ! Si vous regardez une carte, vous pourrez voir que juste à cet endroit, il y a des résidences, la nouvelle gare ferroviaire, le quartier des affaires et du tourisme de Panyu, une zone qui dans environ huit ans sera supposément aussi développée que le centre de Tianhe l'est aujourd'hui !
Réfléchissez-y : est-ce que ce serait bien de construire un incinérateur d'ordures juste à côté de la très animée rue de Pékin ?
Et ils vont tout démonter dans cinq ans ?
Est-ce que ce n'est pas gâcher l'argent des contribuables ?
[liste de toutes les zones résiall the large residential communities in the vicinity] 真不知是番禺的那些专家选的地址.环保所的局长一定不在附近居住.既然最先选择了开发这一地区(广州新客站)为什么又要去破坏这一地方呢(垃圾焚烧 厂)..............请各位领导再仔细考虑考虑.既生俞,何生亮呀!

Je ne comprends vraiment pas comment les experts de Panyu ont choisi cet endroit. Je peux vous garantir que le chef du ministère de l'environnement ne vit pas dans le coin.
Etant donné qu'il ont choisi cette zone pour le développement de la ville, avec la nouvelle gare, la nouvelle gare routière, pourquoi vont-ils maitenant tout tout compromettre avec un incinérateur d'ordure ? ....Je vous en prie, les chefs, réfléchissez-y bien.
Nous ne gagnons jamais !
群众不理解可以等等.没有地方放垃圾就堆起来,等到群众有要求了在建嘛.

Si les gens ne peuvent pas l'accepter, alors, il suffit d'attendre. Il n'y a plus d'espace pour empiler leurs ordures, laissez-les s'accumuler, et ils vous supplieront de construire l'incinérateur.
建可以,但也不能拿老百姓的健康开玩笑啊,那么多空地不选,选一个居民集中区!!!不仅仅是番禺的垃圾,还要承担广州市的垃圾!呵呵,人们从亚洲第一大火车站出来以后,一定会感叹:哇,广州的“烟筒”如此壮观!!欢迎大家到亚洲第一大火车站接受“二噁英”的洗礼!!!

Construisez-le, mais ne traitez pas la question de la santé publique comme une blague. Il y a tellement de terres vides qui auraient pu être utilisées, mais au lieu de ça, ils ont choisi une zone densément peuplée !!! Et ce n'est pas juste les ordures de Panyu, ils vont devoir traiter les ordures du Guangzhou aussi ! Hé, les voyageurs vont débarquer de la plus grande gare ferroviaire d'Asie, et ils ne pourront que dire “Incroyable ! La “cheminée” de Guangzhou est incroyable !!”. Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux qui viennent par la plus grande gare ferroviaire d'Asie se faire baptiser à la dioxine !!!
我是环保行业从业人员,从事环保治理工程8年,参与过废气处理项目数项,也了解了一些国内外同类项目,没做过,也没见过那 个环保治理工程效率能达到100%,而只能减轻污染,我们的专家良心在哪?还没建就敢说“无污染”?我只能说,狗屁专家为钱说话,为垃圾发电的国家补贴说 话。另外在权力支持下的国有企业没几个认真做环保的,因为他们和上级部门一家的。强烈抵制。

Je travaille dans le secteur de la protection de l'environnement, ça fait huit ans que j'y travaille, et j'ai travaillé sur des tas de projets de réduction des émissions [de dioxine], donc, j'en connais un rayon sur ce genre de projets, chez nous comme à l'étranger, et je n'ai jamais travaillé sur un projet, ou vu un, qui arrive à 100% d'efficacité dans la protection de l'environnement ; au mieux, ils peuvent seulement diminuer la pollution, ce qui me fait me demander si nos spécialistes ont une ombre de scrupules ? Cet incinérateur n'a pas encore été construit, et déjà, ils osent dire qu'il sera “non-polluant” ? Tout ce que je peux dire, c'est que ces foutus spécialistes parlent uniquement au nom de l'argent, pour les subventions d'état aux incinérateurs d'ordures. Et même avec le soutien des autorités, il n'y a presque pas d'entreprises possédées par l'état qui puisse prouver qu'elle est sûre pour l'environnement, parce que ils sont tous au pieu en train de coucher avec les institutions qui les supervisent. Je m'oppose absolument à ce projet.
在亚运会场附近、在即将建成的新火车站新省客运站附近、在密集的居民生活区附近、在广州未来的新天河城里建垃圾焚烧场,这种自毁广州的做法,是广州市领导的决策吗?你们是在建政绩还是毁自己的政绩呢?太愚蠢了!

A proximité du lieu choisi pour les Jeux Asiatiques de l'an prochain, à proximité de la future nouvelle gare ferroviaire et de la gare routière régionale, à proximité de zones urbaines densément peuplées... Ce projet suicidaire de construire un incinérateur dans le futur centre-ville de Guangzhou est-il venu des dirigeants de la ville de Guanzhou ? Essayez-vous de gagner des points, ou de détruire votre carrière politique ? C'est juste trop stupide !
“Qu'allons-nous faire avec les ordures ?” demande Huo Weiya sur China Dialogue dans un article sur le problème des ordures à Pékin. “Les brûler n'est pas le point final de l'histoire.”

Billet publié par John Kennedy
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 04:22

ET EN PLUS PROGLiO PATRON DE VEOLIA DEVIENT AUSSI PATRON D'EDF (ami du president)

ET EN PLUS PROGLiO PATRON DE VEOLIA DEVIENT AUSSI PATRON D'EDF (ami du president)
L'incinération vante son potentiel d'énergie «renouvelable»
28/09/2009 JDLE

En s'appuyant sur une enquête inédite sur l'énergie produite par l'incinération en France, le syndicat des exploitants, le SVDU (1), tente de démontrer l'intérêt de ce mode de traitement des déchets dans la perspective d'atteindre 20% d'énergie renouvelable d'ici 2020.

«Les déchets peu ou pas valorisés en France, c'est une réserve de 28 millions de barils de pétrole (2)!», a déclaré Luc Valaize, président du SVDU, vendredi 25 septembre, à l'occasion d'une conférence de presse pour présenter l'enquête du cabinet Localconsult (3). Celle-ci a permis de collecter des données de 2004 à 2006 auprès de 70 collectivités et 75 usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) -sur un total de 130 interrogées- correspondant à 67% des tonnages incinérés en France (7,5 millions sur un total de 13 millions). Elle s'est également appuyée sur les données de 2006 de la base SINOE (4) de l'Ademe. «Nous avons dû batailler pour obtenir certaines informations pourtant censées être publiques, mais retenues en violation des principes de la convention d'Aarhus», déplore François Delaunay du cabinet Localconsult.
Cette étude révèle que les incinérateurs produisent en moyenne 1,819 mégawattheure (MWh) d'énergie primaire par tonne de déchets, soit 0,156 tonne équivalent pétrole (tep). Mais la part d'énergie vendue, après transformation en chaleur ou électricité, est plus réduite, en raison de l'autoconsommation ou de l'absence de valorisation sur certains sites. 85% des déchets incinérés en France (11 millions de tonnes) permettraient de vendre de l'énergie. Le rendement énergétique moyen du panel d'UIOM de l'enquête a été évalué à 0,064 tep par tonne. Cela signifie qu'une tonne de déchets -ce que produit en moyenne un foyer français chaque année- permet de fournir autant d'énergie que 64 kg de pétrole. A l'échelle nationale, les déchets incinérés fourniraient donc 704.000 tep sous forme thermique (76%) et électrique (24%). Autre révélation, la valorisation énergétique d'une tonne de déchets rapporterait en moyenne 18 euros aux collectivités, soit un total de 198 millions ¤ par an en France.
Le rendement énergétique des UIOM du panel est toutefois très hétérogène. Près d'un tiers fournit moins de 0,03 tep/t, un tiers fournit entre 0,03 et 0,064 tep/t et le dernier fournit plus de 0,064 tep/t. Le rendement moyen des 10 meilleures usines s'élève à 0,118 tep/t. A partir de ces résultats, la SVDU a réalisé une étude prospective afin d'évaluer différents scénarios de progrès en vue d'accroître la quantité d'énergie fournie par les déchets. La mise à niveau des usines les moins performantes permettrait ainsi une amélioration de rendement de 30% (210.000 tep de plus par an), voire de 80% (550.000 tep de plus), en visant respectivement le rendement moyen (0,064 tep/t) ou élevé (0,118 tep/t). Cette seconde option apparaît néanmoins très hypothétique, car elle supposerait une transformation radicale du parc industriel ou la construction de centaines d'incinérateurs.
Luc Valaize se prend ensuite à rêver que la totalité des déchets français soient incinérés. Le SVDU estime que 28,5 millions de déchets municipaux, aujourd'hui peu ou pas valorisés (incinération sans valorisation, enfouissement, refus de tri et de compostage), constituent une réserve énergétique d'1,8 million de tep (rendement de 0,064 tep/t), voire de 3,4 millions de tep (rendement de 0,118 tep/t). En y ajoutant les hypothétiques 550.000 tep/an issues de la mise à niveau de l'ensemble des UIOM à hauteur des 10 meilleures, le SVDU obtient une réserve de 4 millions de tep, soit 2 millions de tep d'énergie renouvelable, conformément à la définition européenne (5). C'est-à-dire «10% des énergies renouvelables supplémentaires que la France s'est engagée à produire d'ici 2020», conclut le SVDU.
Cette enquête sera remise cette semaine au ministère de l'environnement. Elle devrait être rééditée tous les 2 ans. D'ici fin 2009, à la suite d'un audit site par site, un groupe de travail du SVDU présentera des pistes d'action pour augmenter le rendement énergétique des incinérateurs français et une estimation des coûts nécessaires. Le SVDU a enfin annoncé qu'il militerait en faveur de la suppression de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les usines valorisatrices, d'ici le projet de loi de finances pour 2011 en décembre 2010, à l'échéance pour la transposition de la directive Déchets en France. «La Suède a décidé de supprimer au 1er janvier 2010 une taxe équivalente instaurée en 2006, suite à un bilan démontrant l'inefficacité du dispositif pour augmenter la part du recyclage», souligne Luc Valaize.
Sabine Casalonga

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 28 septembre 2009 11:57

Nicole Kiil-Nielsen à La voix est libre

nicole Kiil-Nielsen deputée européenne representante de l'ouest de la France c'est a dire la Bretagne.



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 26 septembre 2009 16:17

Modifié le samedi 26 septembre 2009 16:43

TAXE CARBONE

TAXE CARBONE
Par Aurélien Bernier

Nous ne connaissons pas encore tous les détails de la mise en oeuvre de la future taxe carbone préparée par le gouvernement français, mais une chose est sûre : une nouvelle fois, les plus pauvres paieront à la place des vrais responsables de la crise écologique. Le principe est en effet de taxer les énergies fossiles en fonction des gaz à effet de serre qu'émettent leur combustion à hauteur de 32 euros par tonne de carbone dans un premier temps, puis d'accroître progressivement le niveau des prélèvements.

Les factures de carburant, de gaz, de fuel et peut-être d'électricité, augmenteront donc à partir de 2010. Le gouvernement tente de faire passer la pilule en promettant un chèque « vert » censé compenser la taxe pour les ménages les plus modestes. Mais la ficelle est grosse. D'une part, cette compensation sera calculée sur les consommations directes d'énergie. Or, si le prix de l'énergie augmente, les prix des biens et des services augmenteront proportionnellement. Le chèque vert ne compensera jamais intégralement ces hausses. D'autre part, ce type de mesure peut prendre fin à tout moment. Aucune garantie n'a été donnée sur la pérennité de ce chèque, et nous pouvons parier qu'il sera de courte durée. Enfin, la baisse des cotisations patronales est déjà programmée, avec ses conséquences prévisibles : aucune embauche, aucune augmentation de salaire, mais une bénédiction pour les profits des grands groupes.

Pourtant, le scandale ne s'arrête pas là. Les principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans l'industrie sont déjà soumis au système des droits à polluer échangeables. Ils se voient allouer des quotas carbone qui peuvent être vendus et achetés en Bourse, la loi de l'offre et de la demande fixant le prix « optimum » pour la pollution. Or, les firmes en question seront exonérées de taxe carbone. Alors que le citoyen ou la PME paiera 32 euros à chaque tonne de carbone émise, ces grandes entreprises reçoivent leurs droits à polluer gratuitement. Par exemple, Arcelor-Mittal dispose d'environ 8 millions de quotas par an pour six usines implantées en France, ce qui équivaut à un droit à émettre gratuitement 8 millions de tonnes de carbone. À 32 euros la tonne, le cadeau fait à cette multinationale en l'exonérant de taxe carbone dépasse les 250 millions d'euros par an.


Mais ce n'est pas tout. Si ces firmes manquent de droits à polluer, elles les achètent sur le marché où le prix actuel est d'environ 14 euros par tonne, soit moins de la moitié du tarif qui sera appliqué aux particuliers. Enfin, les grands groupes qui ont habilement su pratiquer le lobbying ont obtenu bien plus de quotas qu'il ne leur en fallait. Pour l'année 2008, Arcelor-Mittal disposait d'un excédent de droits à polluer d'un million de tonnes en France. Vendus sur le marché au comptant, ils représentent plus de 15 millions d'euros de bénéfices.

Voilà donc à quoi sert le discours dominant sur l'écologie qui culpabilise le citoyen et sensibilise au problèmes de la planète grâce aux images dépolitisées d'Arthus-Bertrand. À faire accepter des mesures totalement antisociales. L'imposteur Cohn-Bendit, en passe de devenir le meilleur porte-parole du gouvernement, applaudit des deux mains. Il ose même parler de « révolution ». Et tout laisse à penser que nous n'en sommes qu'au début. Grâce à l'argument de la concurrence internationale, les grandes firmes parviendront toujours à éviter la contrainte en Europe tout en redéployant leur activité dans les pays à bas coût de main d'oeuvre. À l'inverse, les petites ou moyennes entreprises et les populations paieront... jusqu'à l'explosion sociale qui pourrait arriver plus vite qu'on ne le pense.

Pourtant, la taxe carbone n'est pas intrinsèquement mauvaise. Elle est comme tous les outils de fiscalité environnementale qui sont utilisés toutes choses égales par ailleurs : injuste et donc inacceptable. Il faut prendre le problème à l'envers. C'est une répartition équitable des richesses qui permettra de promouvoir ou d'exiger des comportements plus écologiques. Il faut taxer le capital et augmenter les revenus du travail avant de mettre en place des contraintes environnementales que les citoyens pourront alors assumer. Pour cela, l'objectif premier doit être de casser le chantage aux délocalisations et de reconstruire une économie locale capable d'amener le plein emploi. Il existe un outil qui permettrait d'y parvenir : le protectionnisme écologique et social. Mais les dizaines d'articles parus récemment dans les médias sur la future taxe carbone ne présentent jamais cette mesure comme un préalable à tout véritable programme de protection de l'environnement. À regarder les profits de multinationales comme Arcelor-Mittal, on comprend très bien pourquoi.

Aurélien Bernier, auteur du livre « Le climat, otage de la finance » et secrétaire national du Mouvement Politique d'Éducation Populaire

humanite.fr
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 16:50

URGENCE CLIMATIQUE

URGENCE CLIMATIQUE
Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l'ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d'intérêts de court terme pour se rassembler autour d'un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l'avenir climatique de l'humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d'une catastrophe si nous n'agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l'environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d'une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l'ultimatum climatique auquel l'humanité est confrontée aujourd'hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l'Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L'activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n'agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C'est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d'ores et déjà visibles.

S'il est encore difficile d'évaluer avec précision l'amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans... : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l'accès à l'eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d'être poussées à l'exode, grossissant les rangs de ceux que l'on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l'autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L'urgence climatique nous commande donc d'agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d'un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l'impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d'un passé révolu recèle des opportunités d'économies, d'emplois et d'innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d'abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici à 2015 avant de les faire décroitre. C'est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s'adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s'engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L'accord de Copenhague devra permettre à ces pays d'évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s'adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d'entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d'ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d'euros par an. C'est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd'hui dans l'atmosphère, munis de capacités d'action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l'enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 31 août 2009 02:58

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:02