ALERTE A LA BOMBE URBAINE

ALERTE A LA BOMBE URBAINE
9-3 : alerte à la bombe urbaine !

Dans mon coin de 9cube, demain soir nous serons mobilisés à partir de 19h, pour dire NON au terrifiant projet de la mairie PC-PS de saint-Ouen.


Le schéma directeur du futur quartier Docks de Saint-Ouen n'est en effet pas celui d'un « éco-quartier durable » comme « vendu » dans les plaquettes de la mairie actuellement, mais celui d'un « ghetto durable ».


Construire 14 tours de 13 à 16 étages, au pied d'un incinérateur de déchets sur d'anciens terrains pollués par un siècle d'industrialisation massive (pyralène, hydrocarbures, amiante...), afin d'y loger une population parisienne défavorisée (location sociale attribuée et gérée par Ville de Paris), c'est prendre le risque de construire un ghetto durable en limite de 3 quartiers déjà défavorisés, tels le Vieux Saint-Ouen (80% de logements sociaux), Cité Marcel Paul Ile-Saint-Denis, Cité Arago RERC C Saint-Ouen.




Sur les terrains des Docks, les 10 Ha appartenant à la ville de Paris, accueilleront 3 200 logements sociaux dans les tours de 16 étages, logements attribués et gérés par la Ville de Paris, comme au "bon vieux temps" des 4 000 de La Courneuve ou des Courtillières à Pantin.

En plein débat sur le Grand Paris et la réforme des collectivités territoriales, se joue donc également un autre combat : celui d'habitants, de responsables associatifs, d'élus de gauche comme de droite, qui ne veulent plus que leur ville soit l'arrière cour de la Capitale, mais aussi des autres banlieues.
Ces autres banlieues, qui au mépris du pacte républicain, ne respectent pas la loi SRU sur les 20 % de logements sociaux et freinent le 9-3 dans sa capacité à devenir un exemple de réussite de la diversité sociale ! Qui, à part les plus démunis, chassés de Paris par Paris, acceptera de vivre dans de telles conditions ?
14 tours sur socle (nouveau nom des célèbres dalles des années 70...), avec tous les risques sanitaires liés à plus d'un siècle de pollution des sols par l'industrialisation massive (pyralène, amiante, hydrocarbures....) de cette ex-friche industrielle, aux fumées de l'incinérateur, ainsi qu'à la vision de cet abominable insecte de fer ?

Et oui, chez les "pauvres du 93", l'incinérateur ne sera pas entouré de bureaux en circuit d'air fermé, comme à Issy les Moulineaux (chez les riches du 92), où le Conseil Municipal a demandé à ce qu'aucune habitations ne soit construites autour de l'incinérateur, enterré et recouvert de verdure.

Jusqu'à il y a peu (cf. mes chroniques ici, là), je faisais le rêve d'un Grand Paris au service du mieux vivre, par le rééquilibrage des territoires, pour amener la mixité sociale, là où il n'y en pas ou plus (cf. chronique là).
Mais sans la compensation de la perte future de la taxe professionnelle (plus de 60% des recettes de Saint-Ouen), avec à peine 30% de la population imposable et 20% de propriétaires occupants, comment Saint-Ouen et ses 43 000 habitants (hors Docks) pourra-t-elle s'en sortir, si le seul foncier disponible (les 100 Ha des Docks dont 33 Ha constructibles hors incinérateur et usine CPCU) sont transformés en bombe urbaine à retardement ?

Comble de l'ironie, est sorti cette semaine le Monopoly version 9-3.
Le jeu de société le plus connu dans le monde, symbole du capitalisme et de la spéculation immobilière, interdit dans de nombreux pays communistes, dont la 1ère version russe n'est sortie qu'en 1989, existe désormais en version "banlieues rouges".
Les émergences, nom pudiquement donné par les archtectes-urbanistes, qui ne résideront jamais dans leurs tours de 52 mètres avec vue imprenable sur l'usine des poubelles des Docks, les émergences donc ne sont pas encore achetables sur le Monopoly de la Seine-Saint-Denis...


Salle Barbara, demain soir à partir de 19h à Saint-Ouen, promis L'Aigle noir ne nous laissera pas seul avec notre chagrin urbain.
Vous, vous qui avez lu cet article, vous savez ! Et demain à nos enfants, vos enfants, à celles et ceux qui ne veulent plus des Cités ghettos (cf. chronique fusillade st-Ouen) vous pourrez dire : Non, non nous ne voulons pas être responsables et coupables d'un crime urbain et donc social.

La Banlieue, le Grand Paris, doit avoir un visage urbain et humain. Sinon, il ne sera ni grand, ni juste, ni capital. Mais juste un Yalta territorial de plus ! (cf. chronique là).
De tous les côtés du périf, mobilisons-nous pour demander un nouveau schéma directeur d'aménagement des Docks de Saint-Ouen, avec un appel à concours, pour challenger créativité et habitabilité, afin que chacun dispose du droit le plus élémentaire à vivre dignement, qu'il soit propriétaire ou locataire d'un logement social.

Je, nous, ils comptons sur vous !

© rédactionnel Valérie Bernard pour chroniquesmabanlieue.com
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 05:20

Projet de centre d'enfouissement des déchets à Cayres:

Projet de centre d'enfouissement des déchets à Cayres:
[«On est les arbitres, mais on ne connaît pas les règles...»
le 15.11.2009 04h00



Mille cinq cents opposants avaient défilé au « Ronzet » au début du mois d'octobre / Archives Rémi Barbe
Trois mois après les premières levées de bouclier contre le projet de centre d'enfouissement des déchets, Daniel Vialla, exploitant des terres du « Ronzet », répond à nos questions et développe son envie de se rétracter


Le « Ronzet ». Un domaine isolé entre Cayres et Seneujols. Quelques bâtisses qui n'ont jamais été aussi seules qu'aujourd'hui. Perdues. Comme l'est actuellement la famille Vialla, prise au c½ur de la tourmente, à qui on a fait miroiter de transformer le plomb d'une exploitation agricole centrée sur le lait en or. Et qui est dépassée par des événements qu'elle ne maîtrise plus. Daniel Vialla, le fils du propriétaire des terrains sur lesquels est projetée une installation de stockage des déchets non dangereux par le groupe Sita-Suez, s'explique.

Comment avez-vous été approchés pour le projet ?

Cela a débuté il y a un an. Il était alors question de nous acheter le domaine et les soixante-dix hectares. Nous avions dit non. Ils ont insisté. J'ai dit que ce n'était pas la peine de revenir. Ils étaient pourtant de retour au printemps, au moment où notre famille était dans la peine, où l'exploitation agricole souffrait de la crise du lait. Nous étions vulnérables. Ils nous ont proposé un système de location, tout autant avantageux financièrement. On a commencé à discuter.

Et tout s'est précipité...

Nous sommes allés voir un site près de Montélimar, propre, bien géré, qui faisait travailler du monde. Nous n'avions encore rien signé, mais ils ont commencé les études chez nous en juillet. Ils ont avancé. Nous étions toujours opposés mais nous réfléchissions. Dans nos têtes, cela pouvait valoriser tout le domaine. Et puis, l'affaire a été médiatisée mi-août. Les responsables nous ont mis la pression, venant six fois en dix jours... Et le 26 août, mon père a signé.

Peut-on dire que la médiatisation a tout accéléré ?

Elle a eu l'effet inverse de ce qui était escompté. On a pris en photo nos terres, on ne nous a rien demandés... On s'est senti vexés.

Vous avez fait l'objet de pressions. Au point de vouloir partir ?

Menaces verbales, menaces écrites, insultes... Nous avons tout eu. Nous avons fait le dos rond, demandé à 2N Environnement de faire une réunion publique pour expliquer. Partir, nous y pensons de plus en plus. Si le projet se fait, ce ne sera plus vivable pour nous. Nous serons obligés...

Vous avez, en quelque sorte, vécu dans l'invivable

Nous ne voulions plus voir les gens. J'ai dû démissionner de la FDSEA où j'étais responsable du canton. Nos connaissances sont devenues nos ennemis. Des gardiens veillaient sur la foreuse, la nuit et les week-ends.

Mais vous comprenez les arguments des opposants ?

Bien sûr. Personne ne veut d'une poubelle à trois cents mètres de chez soi. Pas même nous. Mais nous aurions touché quelque chose.

Aujourd'hui, vous souhaiteriez dénoncer le protocole d'accord, vous rétracter. Pourquoi ?

Nous avons été baladés, mis sous pression. On nous a laissé miroiter de l'or. Mais on nous a toujours parlé d'enfouissement, pas de dôme. Puis on nous a présenté les plaquettes du projet, en nous disant que les sondages étaient bons, alors que la foreuse n'avait pas encore quitté le site !

Comment comptez-vous faire volte-face ?

Nous avons pris un avocat il y a quinze jours. Mon père, propriétaire, a signé. Mon beau-frère et moi, non. Alors que nous sommes, avec le GAEC, les exploitants du site. Notre avocate, Me Diez, étudie le protocole d'accord. Nous engagerons une procédure à défaut d'une réponse d'ici le milieu de semaine. Nous allons aussi mettre notre avocate en relation avec celui du collectif PPVV (Préservons le plateau du Velay volcanique).

Vous avez des regrets, des reproches à faire ?

Devant des boîtes comme ça, nous sommes sans défense. Ils savent faire briller. On ne nous a jamais dit qu'il y aurait un tel soulèvement. Le problème, c'est qu'aucun élu, excepté les maires du secteur, n'a dit non au site. Tout le monde dit qu'il est mal choisi, mais personne ne s'y oppose. Il faut que les élus trouvent une solution. On est parti à l'envers dès le départ. Nous nous retrouvons arbitres, alors que nous ne connaissons pas les règles.

Les élus, c'est le sujet de toutes les rumeurs justement

Aucun élu ne nous a mis la pression. Nous n'avons jamais rencontré Laurent Wauquiez. Seulement Gérard Roche au début, puis le préfet avec Gilbert Guignand quand nous avons voulu faire marche arrière.

Vos priorités aujourd'hui ?

On ne veut plus que ça traîne. Il y a eu assez de mal comme ça.

Propos recueillis par Rémi Barbe

Laurent Wauquiez a rencontré les élus
Le secrétaire d'État et maire du Puy a rencontré, jeudi matin, Marc Mouret et Serge Boyer, maires de Cayres et Seneujols, ainsi que Guy Hilaire, président du Pays de Cayres-Pradelles. D'après les propos rapportés de cette réunion, Laurent Wauquiez aurait confié « penser également que le site n'était pas le plus approprié » et a confirmé n'être en rien impliqué sur ce dossier. Les élus auraient, par ailleurs, fait naître d'autres pistes pour trouver une solution. Sans plus de précision. Laurent Wauquiez espérerait que d'autres privés proposent des projets.



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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 04:57

ECOPÔLE OU TORCHE A PLASMA ? NI L'UN, NI L'AUTRE.

ECOPÔLE OU TORCHE A PLASMA ? NI L’UN, NI L’AUTRE.




Il n'est qu'à observer le résultat plutôt catastrophique du procédé de méthanisation mis en place par l'agglomération de Montpellier (Amétyst) pour être convaincu, si c'était nécessaire, que le projet comparable d'Ecopôle à la Valasse n'est pas acceptable. Tout le monde se mobilise contre ce projet, et c'est bien. Pour autant, le procédé de torche à plasma, avancé comme alternative par le président de notre agglomération, ne l'est pas davantage.

En effet celui-ci, qui n'est rien d'autre qu'un incinérateur amélioré, où la turbine à vapeur est remplacée par une turbine à gaz, n'a pas apporté la preuve de sa fiabilité pour le traitement des ordures ménagères, en particulier pour sa part organique. Notons aussi que les études effectuées sur ce sujet n'abordent pas les questions de pollution pour l'environnement. Par contre, le risque d'explosion est évoqué.

Dans ce projet, il est prévu que les camions collectant les ordures ménagères des 49 communes du Sictom convergeraient pour déverser leur contenu sur le site retenu, entre Bessan et Saint-Thibéry, au c½ur de notre agglomération, à proximité immédiate de sites urbains, bien en vue pour accueillir les touristes en provenance de l'A9 et l'A75. Par ailleurs, Gilles D'Ettore soutient l'alternative «torche à plasma » proposée par la municipalité de Fabrègues, à l'autre bout de sa circonscription. Il est bien évident que deux torches à plasma expérimentales ne s'installeront pas simultanément dans l'Hérault. Cela signifierait-il que nous serions prêts à accueillir aussi les 120 000 tonnes de déchets annuels envisagés sur ce site ? Ainsi, avec les 60 000 tonnes prévues sur le territoire du Sictom, nous atteindrions à nouveau le niveau énorme avancé à l'origine du projet (identique à celui de l'Ecopôle). Tout cela est très inquiétant.

Pour argumenter de l'intérêt de la torche à plasma, il est mis en avant que l'investissement serait assuré par une société privée, et que le coût du traitement serait moindre qu'actuellement (comme pour l'Ecopôle d'ailleurs). Sauf que cette société se trouverait alors en position de monopole, d'exclusivité même. Qui peut nous faire croire qu'une société multinationale ne profiterait pas financièrement de cette situation privilégiée ? Le système de délégation de service public envisagé, censé maîtriser cet aspect, n'est pas une garantie totale. Par le biais des avenants successifs, les raisons d'augmenter le coût du traitement ne manqueront pas, nous y sommes habitués.

Au total, cela fait beaucoup de raisons de ne pas se lancer à l'aveuglette dans cette aventure. En vérité, ce sujet est bien trop déterminant pour notre environnement futur, et bien trop important en termes financiers, pour que nous le laissions à une société anonyme. Nous devons donc nous emparer nous-mêmes du traitement des déchets, par le biais du Sictom probablement, ou de l'Agglo si nécessaire. Trop de temps a été perdu. Certes, cela nécessitera un investissement public, mais celui-ci ne nous coûtera pas plus cher que la redevance à une société privée. A mon sens, s'il y a un sujet qui mérite une maîtrise publique, c'est bien celui-là. Ce serait un vrai placement d'avenir, et une garantie à tous points de vue. Au moment où des élus s'affichent à tout bout de champ comme les champions du développement durable, sur des sujets qui confinent souvent au gadget, il s'agit maintenant de montrer vraiment cette intention, et sur un sujet majeur, celui du traitement des déchets.

Défendre véritablement les intérêts de nos concitoyens, c'est assumer franchement cette question : en nous donnant les moyens d'un tri plus poussé (en particulier en milieu urbain et touristique), en favorisant encore plus le recyclage, en mettant en place la redevance au poids réel d'ordures enlevées, en séparant les bio-déchets des résiduels non valorisables, en créant des plateformes de bi-compostage traitant les déchets verts et organiques pour en faire un compost destiné à l'agriculture, en enfouissant les déchets ultimes inertes dans des décharges de classe 3 comme il en existe déjà 7 sur le territoire de notre Sictom.

Cette dynamique « vertueuse », initiée à moment donné, n'a aucune raison de rester en panne. Elle peut se poursuivre si nous le voulons, si nous prenons nos affaires en main !

Henri COUQUET, Conseiller municipal, « Agde Pays d'Agde ».


Henri COUQUET, Conseiller municipal, « Agde Pays d'Agde ». (14-11-09)
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 04:48

20 INCINERATEURS SERONT CONSTRUITS, AVEC REJETS DES DIOXINES A 2/3 DES NORMES INTERNATIONNALES

20 INCINERATEURS SERONT CONSTRUITS, AVEC REJETS DES DIOXINES A 2/3 DES NORMES INTERNATIONNALES
Pays:Chine
Sujets: Développement, Environnement
Langues: Chinois

leur technologie de réduction des émissions toxiques à 70 pour cent seulement des normes internationales


Entre les importations d'ordures d'Amérique du nord [en anglais] et la consommation nationale chinoise, les décharges d'ordures de plusieurs villes chinoises [en anglais] sont en train de déborder [en chinois]. Les incinérateurs d'ordures avec récupération de chaleur sont utilisés depuis plusieurs années [en anglais] et même s'ils sont aujourd'hui interdits [en anglais] en milieu urbain, ils restent toujours une source d'inquiétudes pour les habitants des villes.



La journaliste Liu Tianzhao du Southern Metropolis Daily suit ce dossier de très près sur Twitter depuis que ses articles ont été harmonisés (censurés) [en chinois, comme tous les liens] avant publication. Elle rappelle que selon les règlementations votées l'an dernier, les incinérateurs d'ordures construits au cours des trois prochaines années doivent respecter une zone tampon de sécurité de 300 mètres au minimum et, dans un billet sur la plateforme de blogs Bullogger, cite deux spécialistes chinois des risques sur la réduction de la dioxine émise dans l'atmosphère durant l'incinération des ordures.

Elle remarque aussi que vingt incinérateurs avec récupération de chaleur seront construits dans la seule province côtière de Fujian dans les trois ans à venir, et que leur technologie de réduction des émissions toxiques à 70 pour cent seulement des normes internationales.

Ce message sur Twitter était adressé à l'activiste Lian Yue, qui vit au Fujian. Celui-ci répond que les différentes administrations offrent des subventions pour la construction d'incinérateurs d'ordures, signe, remarque-t-il, que les institutions telles que la Commission nationale de développement et des réformes ou le Ministère de la protection de l'environnement ne sont pas seulement incapables de juguler la pollution, mais qu'elles tirent en plus profit de leur incapacité à le faire.

Cette année, le gouvernement du district de Panyu au Guangzhou, au sud de la Chine, a annoncé la construction d'un incinérateur d'ordures qui a provoqué une importante contestation localement. Comme l'écrit le blogueur Mo Ke sur Yangcheng Evening News , l'incinérateur sera selon toute probabilité achevé et déjà en fonction à l'automne 2010 :

城市垃圾的处理是一个世界性的难题,我们也不例外。据番禺区市政园林局长周剑辉称,两年内番禺或遭遇“垃圾围城”,垃及形 势刻不容缓,故希望国庆后就开工建设,且越快越好。同时,有关部门信誓旦旦地表示,该垃圾焚烧项目的技术、工艺先进成熟,垃圾焚烧释放的二恶英含量非常 少,不致造成环境污染,而且该项目的选址也已是“最优选择”,希望居民不必视垃圾焚烧厂为“洪水猛兽”。据悉,该项目正在进行环评。但已经征了地,并完成 了部分补偿工作。未敲钟先入饭堂矣。

有关部门也声称,“不可能上一个污染项目”,但即使如此,这并不足以缓解和打消周边数十万居民对该工程项目可能造成的环境污染,及其对人们生命健康构成威胁的极度忧虑。

Les ordures en milieu urbain sont un problème mondial, et nous n'y faisons pas exception. Selon le dirigeant du ministère des forêts du district de Panyu, la ville menace d'être envahie d'ordures, et on ne peut plus reculer le moment de s'en occuper. J'espère que la construction commencera après la Fête nationale, le plus tôt sera le mieux. En même temps, les autorités compétentes ont juré solennellement que la technologie choisie pour cet incinérateur d'ordures sera moderne, qu'elle a fait ses preuves, et que les émissions de dioxine seront extrêmement faibles, qu'elles ne causeront pas de pollution, que le lieu choisi pour ce projet est “le lieu optimal”, et qu'ils espèrent que les habitants ne considèreront pas cet incinérateur comme une plaie pour leur commune. Selon différents articles, le projet est actuellement dans la phase d'étude d'impact sur l'environnement. Le terrain a déjà été terrassé et des dédommagements aux expropriés ont déjà été versés. Les gens jugent avant d'avoir pu voir sur pièce.
Les autorités compétentes ont de leur côté également déclaré que “ce projet ne sera en aucun cas polluant”. Cela ne suffit pas à dissiper les inquiétudes très vives de dizaines de milliers d'habitants qui vivent à proximité. Ils craignent que ce projet soit une source de pollution et une menace pour leur santé et leurs moyens de subsistance.
实际上,周边居民对垃圾焚烧厂的担忧并不多余。二噁英是国际公认的一级污染物,是毒性最大的化合物之一,其毒性是氰化物的 130倍、砒霜的 900倍,国际癌症研究中心已将其列为人类一级致癌物。即使是微量的二噁英也对人体有害。而就目前技术而言,垃圾焚烧项目事实上也并非如官方所说的那样环 保、安全,即使在学术研究层面上,也存在巨大争议乃至截然相反的观点和结论。美国环境健康基金全球化学安全项目总监约瑟夫·迪冈认为,垃圾焚烧炉是产生二 噁英的重要途径之一。而目前国际上对二噁英的实时监测尚是难题。英国伯明翰大学环境化学高级讲师斯图尔特·哈瑞说,对二噁英的实时监测,虽有很多研究,但 他认为到现在还是不可能的,“现在最快的监测速度只能做到12个小时,且非常难做到。”

En fait, l'inquiétude des habitants devant cet incinérateur d'ordures n'est pas sans fondements. La dioxine est reconnue au niveau international comme un poison très dangereux, l'un de ceux qui ont le plus haut potentiel de toxicité de tous les résidus, 130 fois plus toxique que le cyanure et 900 fois plus toxique que l'arsenic. Il est classé dans la liste des polluants cancérigènes comme polluant de niveau 1 par l'Agence pour la recherche sur le cancer. Même des traces de dioxine peuvent être dangereuse pour la santé humaine. Et pour ce qui est de la technologie actuelle, les incinérateurs d'ordures ne sont pas aussi sûrs et inoffensifs pour l'environnement qu'on veut nous le faire croire ; même chez les scientifiques, il y a des opinions et des conclusions très différentes. Selon le professeur Joseph DiGangi, Directeur du programme de sécurité chimique pour le Fond américain de la santé environnementale, l'incinération d'ordures est l'une des sources les plus importantes de dioxines. De plus, le suivi en temps réel de la dioxine reste un problème, dans le monde entier. Le professeur de chimie de l'université de Birmingham, Stuart Harrad, a dit qu'en dépit de toutes les études, le suivi en temps réel de la dispersion des dioxines est toujours impossible : “Actuellement, le suivi le plus rapide peut être fait dans les douze heures, et même cela reste extrêmement difficile.”
L'incinérateur de Panyu est situé à quelques kilomètres de plusieurs agglomérations très peuplées de Guangzhou, comme le rappelle NetEase. Des dizaines de milliers de propriétaires du district s'opposent à la construction imminente de l'incinérateur. Quelques commentaires laissés sous cet article :

1
解决垃圾不是问题
关键是程序
为什么公众永远被蒙在鼓里?
2
一个骗子骗人1000次以后宣布从此要讲实话
谁敢相信他?

1. Gérer les ordures n'est pas le problème
Le problème, c'est la manière dont c'est fait
Pourquoi la population est toujours tenue à l'écart des informations ?

2. Si un menteur vous roule mille fois, puis annonce qu'à partir de maintenant, il dit la vérité
Qui va le croire ?

处理这类问题很简单。
我们都听说过:就餐时,客人发现饭菜里有只苍蝇,喊来老板,老板立马吃掉,以示无碍。
反正都住番禺,利益相关人都安置在周围楼盘,既可解决员工福利问题,又可拉动房地产市场,还可以照顾人心....一石多鸟。

Gérer des problèmes comme celui-ci est simple
Nous connaissons tous cette histoire : durant un repas, un client trouve une mouche dans son assiette et appelle le patron. Pour prouver qu'il n'y a pas de problème, le patron attrape la mouche et la mange.
Les actionnaires vivent tous à Panyu, de toute façon, alors, logez-les dans les bâtiments autour ; ça résoudra ce problème au bénéfice des travailleurs, le marché immobilier local sera stimulé, et les gens seront rassurés...D'une pierre, beaucoup de coups.
叫张广宁妈妈住到那个厂区去

Dites à Zhang Guangning d'installer sa maman près de l'incinérateur
其实是业主怕的是他的房子以后没有升值空间。

Les propriétaires ont juste peur que leur maison perde de sa valeur après.
番禺区市政园林局局长周剑辉希望尽快动工
你们猜垃圾场是谁的

Le chef du bureau des forêts du district de Panyu , Zhou Jianhui, il espère que la construction va commencer le plus vite possible.
Et pouvez-vous deviner à qui appartient l'incinérateur ?
我觉得这又是政府无知、无能、短视的又一个例子!
番禺拥有广泛的未开发地方,真需要在已经发展成熟的华南板块中心,搞一个垃圾焚烧厂?在此搞的唯一理由只是运输成本低!
从地图可以看到:附近是住宅、是新火车站、是番禺的商务旅游区,八年左右就会发展为类似现在天河体育中心一样的区域!
试想在繁华的北京路旁边有一个垃圾焚烧厂,合适吗?
使用五年再搬?
这不是浪费纳税人的钱吗?

Je pense que c'est juste un énième exemple de l'ignorance, de l'incompétence et du manque de clairvoyance du gouvernement !
Le district de Panyu a plein de zones désertes, fallait-il qu'ils construisent un incinérateur d'ordures juste au milieu de la zone très urbanisée du nord de Panyu ? L'unique raison de ce choix, c'est parce que le coût du transports [d'ordures] sera bas ! Si vous regardez une carte, vous pourrez voir que juste à cet endroit, il y a des résidences, la nouvelle gare ferroviaire, le quartier des affaires et du tourisme de Panyu, une zone qui dans environ huit ans sera supposément aussi développée que le centre de Tianhe l'est aujourd'hui !
Réfléchissez-y : est-ce que ce serait bien de construire un incinérateur d'ordures juste à côté de la très animée rue de Pékin ?
Et ils vont tout démonter dans cinq ans ?
Est-ce que ce n'est pas gâcher l'argent des contribuables ?
[liste de toutes les zones résiall the large residential communities in the vicinity] 真不知是番禺的那些专家选的地址.环保所的局长一定不在附近居住.既然最先选择了开发这一地区(广州新客站)为什么又要去破坏这一地方呢(垃圾焚烧 厂)..............请各位领导再仔细考虑考虑.既生俞,何生亮呀!

Je ne comprends vraiment pas comment les experts de Panyu ont choisi cet endroit. Je peux vous garantir que le chef du ministère de l'environnement ne vit pas dans le coin.
Etant donné qu'il ont choisi cette zone pour le développement de la ville, avec la nouvelle gare, la nouvelle gare routière, pourquoi vont-ils maitenant tout tout compromettre avec un incinérateur d'ordure ? ....Je vous en prie, les chefs, réfléchissez-y bien.
Nous ne gagnons jamais !
群众不理解可以等等.没有地方放垃圾就堆起来,等到群众有要求了在建嘛.

Si les gens ne peuvent pas l'accepter, alors, il suffit d'attendre. Il n'y a plus d'espace pour empiler leurs ordures, laissez-les s'accumuler, et ils vous supplieront de construire l'incinérateur.
建可以,但也不能拿老百姓的健康开玩笑啊,那么多空地不选,选一个居民集中区!!!不仅仅是番禺的垃圾,还要承担广州市的垃圾!呵呵,人们从亚洲第一大火车站出来以后,一定会感叹:哇,广州的“烟筒”如此壮观!!欢迎大家到亚洲第一大火车站接受“二噁英”的洗礼!!!

Construisez-le, mais ne traitez pas la question de la santé publique comme une blague. Il y a tellement de terres vides qui auraient pu être utilisées, mais au lieu de ça, ils ont choisi une zone densément peuplée !!! Et ce n'est pas juste les ordures de Panyu, ils vont devoir traiter les ordures du Guangzhou aussi ! Hé, les voyageurs vont débarquer de la plus grande gare ferroviaire d'Asie, et ils ne pourront que dire “Incroyable ! La “cheminée” de Guangzhou est incroyable !!”. Nous souhaitons la bienvenue à tous ceux qui viennent par la plus grande gare ferroviaire d'Asie se faire baptiser à la dioxine !!!
我是环保行业从业人员,从事环保治理工程8年,参与过废气处理项目数项,也了解了一些国内外同类项目,没做过,也没见过那 个环保治理工程效率能达到100%,而只能减轻污染,我们的专家良心在哪?还没建就敢说“无污染”?我只能说,狗屁专家为钱说话,为垃圾发电的国家补贴说 话。另外在权力支持下的国有企业没几个认真做环保的,因为他们和上级部门一家的。强烈抵制。

Je travaille dans le secteur de la protection de l'environnement, ça fait huit ans que j'y travaille, et j'ai travaillé sur des tas de projets de réduction des émissions [de dioxine], donc, j'en connais un rayon sur ce genre de projets, chez nous comme à l'étranger, et je n'ai jamais travaillé sur un projet, ou vu un, qui arrive à 100% d'efficacité dans la protection de l'environnement ; au mieux, ils peuvent seulement diminuer la pollution, ce qui me fait me demander si nos spécialistes ont une ombre de scrupules ? Cet incinérateur n'a pas encore été construit, et déjà, ils osent dire qu'il sera “non-polluant” ? Tout ce que je peux dire, c'est que ces foutus spécialistes parlent uniquement au nom de l'argent, pour les subventions d'état aux incinérateurs d'ordures. Et même avec le soutien des autorités, il n'y a presque pas d'entreprises possédées par l'état qui puisse prouver qu'elle est sûre pour l'environnement, parce que ils sont tous au pieu en train de coucher avec les institutions qui les supervisent. Je m'oppose absolument à ce projet.
在亚运会场附近、在即将建成的新火车站新省客运站附近、在密集的居民生活区附近、在广州未来的新天河城里建垃圾焚烧场,这种自毁广州的做法,是广州市领导的决策吗?你们是在建政绩还是毁自己的政绩呢?太愚蠢了!

A proximité du lieu choisi pour les Jeux Asiatiques de l'an prochain, à proximité de la future nouvelle gare ferroviaire et de la gare routière régionale, à proximité de zones urbaines densément peuplées... Ce projet suicidaire de construire un incinérateur dans le futur centre-ville de Guangzhou est-il venu des dirigeants de la ville de Guanzhou ? Essayez-vous de gagner des points, ou de détruire votre carrière politique ? C'est juste trop stupide !
“Qu'allons-nous faire avec les ordures ?” demande Huo Weiya sur China Dialogue dans un article sur le problème des ordures à Pékin. “Les brûler n'est pas le point final de l'histoire.”

Billet publié par John Kennedy
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 04:22

ET EN PLUS PROGLiO PATRON DE VEOLIA DEVIENT AUSSI PATRON D'EDF (ami du president)

ET EN PLUS PROGLiO PATRON DE VEOLIA DEVIENT AUSSI PATRON D'EDF (ami du president)
L'incinération vante son potentiel d'énergie «renouvelable»
28/09/2009 JDLE

En s'appuyant sur une enquête inédite sur l'énergie produite par l'incinération en France, le syndicat des exploitants, le SVDU (1), tente de démontrer l'intérêt de ce mode de traitement des déchets dans la perspective d'atteindre 20% d'énergie renouvelable d'ici 2020.

«Les déchets peu ou pas valorisés en France, c'est une réserve de 28 millions de barils de pétrole (2)!», a déclaré Luc Valaize, président du SVDU, vendredi 25 septembre, à l'occasion d'une conférence de presse pour présenter l'enquête du cabinet Localconsult (3). Celle-ci a permis de collecter des données de 2004 à 2006 auprès de 70 collectivités et 75 usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM) -sur un total de 130 interrogées- correspondant à 67% des tonnages incinérés en France (7,5 millions sur un total de 13 millions). Elle s'est également appuyée sur les données de 2006 de la base SINOE (4) de l'Ademe. «Nous avons dû batailler pour obtenir certaines informations pourtant censées être publiques, mais retenues en violation des principes de la convention d'Aarhus», déplore François Delaunay du cabinet Localconsult.
Cette étude révèle que les incinérateurs produisent en moyenne 1,819 mégawattheure (MWh) d'énergie primaire par tonne de déchets, soit 0,156 tonne équivalent pétrole (tep). Mais la part d'énergie vendue, après transformation en chaleur ou électricité, est plus réduite, en raison de l'autoconsommation ou de l'absence de valorisation sur certains sites. 85% des déchets incinérés en France (11 millions de tonnes) permettraient de vendre de l'énergie. Le rendement énergétique moyen du panel d'UIOM de l'enquête a été évalué à 0,064 tep par tonne. Cela signifie qu'une tonne de déchets -ce que produit en moyenne un foyer français chaque année- permet de fournir autant d'énergie que 64 kg de pétrole. A l'échelle nationale, les déchets incinérés fourniraient donc 704.000 tep sous forme thermique (76%) et électrique (24%). Autre révélation, la valorisation énergétique d'une tonne de déchets rapporterait en moyenne 18 euros aux collectivités, soit un total de 198 millions ¤ par an en France.
Le rendement énergétique des UIOM du panel est toutefois très hétérogène. Près d'un tiers fournit moins de 0,03 tep/t, un tiers fournit entre 0,03 et 0,064 tep/t et le dernier fournit plus de 0,064 tep/t. Le rendement moyen des 10 meilleures usines s'élève à 0,118 tep/t. A partir de ces résultats, la SVDU a réalisé une étude prospective afin d'évaluer différents scénarios de progrès en vue d'accroître la quantité d'énergie fournie par les déchets. La mise à niveau des usines les moins performantes permettrait ainsi une amélioration de rendement de 30% (210.000 tep de plus par an), voire de 80% (550.000 tep de plus), en visant respectivement le rendement moyen (0,064 tep/t) ou élevé (0,118 tep/t). Cette seconde option apparaît néanmoins très hypothétique, car elle supposerait une transformation radicale du parc industriel ou la construction de centaines d'incinérateurs.
Luc Valaize se prend ensuite à rêver que la totalité des déchets français soient incinérés. Le SVDU estime que 28,5 millions de déchets municipaux, aujourd'hui peu ou pas valorisés (incinération sans valorisation, enfouissement, refus de tri et de compostage), constituent une réserve énergétique d'1,8 million de tep (rendement de 0,064 tep/t), voire de 3,4 millions de tep (rendement de 0,118 tep/t). En y ajoutant les hypothétiques 550.000 tep/an issues de la mise à niveau de l'ensemble des UIOM à hauteur des 10 meilleures, le SVDU obtient une réserve de 4 millions de tep, soit 2 millions de tep d'énergie renouvelable, conformément à la définition européenne (5). C'est-à-dire «10% des énergies renouvelables supplémentaires que la France s'est engagée à produire d'ici 2020», conclut le SVDU.
Cette enquête sera remise cette semaine au ministère de l'environnement. Elle devrait être rééditée tous les 2 ans. D'ici fin 2009, à la suite d'un audit site par site, un groupe de travail du SVDU présentera des pistes d'action pour augmenter le rendement énergétique des incinérateurs français et une estimation des coûts nécessaires. Le SVDU a enfin annoncé qu'il militerait en faveur de la suppression de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les usines valorisatrices, d'ici le projet de loi de finances pour 2011 en décembre 2010, à l'échéance pour la transposition de la directive Déchets en France. «La Suède a décidé de supprimer au 1er janvier 2010 une taxe équivalente instaurée en 2006, suite à un bilan démontrant l'inefficacité du dispositif pour augmenter la part du recyclage», souligne Luc Valaize.
Sabine Casalonga

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# Posté le lundi 28 septembre 2009 11:57