Agen. L'usine à déchets montre patte blanche

Agen. L'usine à déchets montre patte blanche
Publié le 23/10/2009 09:03 | LaDepeche.fr
Agen. L'usine à déchets montre patte blanche
La Sogad vient d'annoncer la diffusion en ligne des mesures d'air effectuées au Passage. Des élus veulent aller plus loin, dans le passé.



DDML'usine d'incinération des ordures ménagères de la Sogad est en activité depuis 1983. La collecte sélective des déchets n'a été mise en place qu'à l'aube des années 2000. Le four brûlait alors tout ou presque, et notamment ces plastiques qui sont aujourd'hui triés.

À la suite d'une série de recommandations émanant des services de l'État validées par les préfets successifs, des travaux de mise aux normes ont été menés. Entre 2002 et 2005, 2,2 millions d'€ ont été injectés par l'exploitant pour cette cure de jouvence nécessaire et imposée par une réglementation serrée. Visés par ces travaux, la gestion des déchets, le traitement des rejets aqueux et gazeux. En 2003, la direction régionale à l'industrie qualifie toujours l'usine de « sensible ».

En 1990, les techniciens de la DRIRE remettent un rapport sur une « pollution atmosphérique par l'incinérateur de déchets d'ordures ménagères de la société SOGAD ». À l'époque, les incinérateurs en France ont très mauvaise réputation, accusés et parfois reconnus coupables de pollution de l'air et de l'eau. L'État a obtenu la fermeture de l'unité d'incinération de Montauban par exemple. « Etonnant » pour Alain Bédouret, qui constate que l'usine de Tarn-et-Garonne était plus et mieux équipée que celle du Passage.

Faute d'avoir trouvé un mode de traitement des déchets pouvant se substituer à la destruction par le feu, l'usine figure dans le plan départemental d'élimination des déchets ménagers élaboré par le conseil général. Elle a son avenir devant elle. Elle brûle toujours près de 30 000 tonnes par an, elle est toujours sous contrôle strict, la DRIRE est d'ailleurs passée la semaine dernière.


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Des résultats «inférieurs aux seuils réglementaires»
La Sogad et les dirigeants de Novergie (Suez Environnement) rappelaient en septembre 2008 que les bons résultats des analyses « opérées par des laboratoires agrées et indépendants, indiquent pour l'ensemble des effluents gazeux et aqueux des taux nettement inférieurs aux seuils réglementaires » pour les années 2006 et 2007. Une étude d'évaluation des risques sanitaires réalisée en 2007 débouche sur des conclusions tout à fait satisfaisantes et cette démarche a été jugée « très intéressante » par les associations de protection de l'environnement. » Dans le même esprit, la Sogad a souhaité mettre en ligne « ces mesures, afin que le grand public puisse vérifier que les contraintes environnementales très strictes imposées par la réglementation sont respectées.

[...] Toutes les usines d'incinération sont soumises à un auto contrôle continu des rejets atmosphériques. » Les responsables de Novergie n'ont pas répondu à nos sollicitations. htp ://www.novergie.fr/page/environnement/mesures-environnementales.php
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«Il faut des contrôles indépendants, pas des auto-contrôles»
S'il reconnaît les efforts d'investissement de l'exploitant, Pierre Chollet, adjoint au cadre de vie de Dionis, a jeté un pavé dans la mare à l'automne dernier en demandant à la préfecture une étude épidémiologique. Ilest médecin pneumologue de profession. « C'est une impression, sans chiffres précis, mais on constate une augmentation des cancers du sang, des poumons chez les non-fumeurs et des voies digestives. Le plan cancer du Président Chirac a été lancé car on s'est aperçu que le développement de ces pathologies n'était pas lié uniquement au vieillissement de la population. » Pierre Chollet semble ne pas nourrir d'inquiétudes sur les dix dernières années, mettant en avant le résultat positif des contrôles. « En revanche, il persiste des points d'interrogation sur la période préalable, dans les vingt dernières années. »

Chez Chollet, l'accusation est encore mâtinée de réserves que n'utilise pas Alain Bédouret, ancien adjoint à l'environnement sous l'ère Veyret (2001-2008). « À mon souvenir, il n'existe aucune donnée chiffrée jusqu'en 2000, à l'exception de mesures ponctuelles. J'avais pour ma part demandé que ces relevés soient effectués en continu. On a fini par obtenir la création d'une CLIS (commission locale d'information et de surveillance, NDLR), avec des contrôles externes. Ce n'est pas pour rien que le préfet de l'époque avait mis en demeure l'exploitant de procéder à des travaux. Il est de notoriété public que le four fonctionnait mal. » Pour l'écologiste, les analyses désormais disponibles sur internet sont « crédibilité zéro. Il s'agit d'auto-contrôles. Il faut des laboratoires d'analyses indépendants. » La CLIS doit être informée des dernières mesures avant Noël.
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# Posté le mardi 05 janvier 2010 02:23

Incinérateur : une étude sur les mâchefers - Carhaix

Incinérateur : une étude sur les mâchefers - Carhaix
mercredi 30 décembre 2009
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L'assemblée générale du Sircob a été rondement menée, hier. Tous les points ont été adoptés à l'unanimité.


Valorisation des mâchefers

Un seul point a suscité une réaction véhémente, pas du côté des élus du Sircob mais du public. L'entreprise locale Yprema va mener une étude pour la construction, sur le site de Kervoasdoué, d'une plateforme de valorisation des mâchefers, les résidus solides de l'incinération des ordures ménagères.

« Un projet identique, il y a quelques années, avait été rejeté par la Drire », a souligné Yves Le Bras, riverain de l'incinérateur. « Tout ceci ne ferait qu'aggraver la pollution du site », martèle-t-il.

« Il ne s'agit que d'une étude menée par un industriel carhaisien, dont on ne préjuge en rien des résultats, qui aurait le mérite de conforter des emplois localement », précise Christian Troadec, président du Sircob.

Pour l'heure, ces déchets seront transportés vers Redon par l'entreprise Le Page au prix de 7,50 € la tonne et valorisés par Ecosite pour 12,86 € la tonne.

Gestion du centre de tri

Le contrat de gestion du centre de tri de Glomel est reconduit pour 7 ans avec les Ateliers fouesnantais, seul candidat à sa succession malgré trois appels d'offres. L'entreprise a cependant accepté de baisser de 3 % son premier devis avec un forfait annuel de 301 800 €.

Le centre de tri sera également doté d'un nouveau chargeur Manitou, fourni par la société Arzel pour un montant de 558 900 €.

Usine d'incinération

Sur les cinq postulants, ce sont les laboratoires Socor de Douai (Nord) qui ont été retenus pour effectuer les analyses réglementaires de l'usine d'incinération des ordures ménagères. Durée du contrat, un an pour un montant de 5 870 €.
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# Posté le lundi 04 janvier 2010 16:53

La grève au Spernot va jeter un froid sur la ville

La grève au Spernot va jeter un froid sur la ville

Actualité Brest
mardi 29 décembre 2009
La grève au Spernot va jeter un froid sur la ville



À compter de samedi matin, les salariés de Géval se mettront en grève. Le Spernot n'alimentera alors plus le réseau de chaleur de la ville. : Photo archives Ouest-France

Les fours de l'usine d'incinération devraient être à l'arrêt à partir de samedi. À l'appel de FO, des agents de Géval ont décidé de faire grève. Ils réclament une revalorisation salariale.
200 € par mois

Grève annoncée à partir de samedi matin chez Géval... La société, qui emploie trente personnes à Brest, fait tourner l'usine d'incinération des ordures ménagères du Spernot. Géval est une filiale du groupe Véolia. Conduits par Force ouvrière, les employés demandent une augmentation de salaire. « Une revalorisation de salaire de 200 € par mois pour tous les agents », résume Jean-Paul Martin de FO.

Les raisons de la colère

Le délégué syndical justifie cette demande. « Quand on voit le résultat que dégage la société... Un résultat distribué aux actionnaires mais pas aux salariés ! » Il invoque aussi « un empilement de tâches pour les agents qui génère davantage de stress et de pression ». « Il s'agit principalement de revendications salariales, répond Martial Gabillard, directeur de l'agence régionale Véolia. Elles seront évoquées lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) le 19 janvier prochain. »

Des négociations qui durent

Le 1er décembre, les représentants des salariés ont été reçus par Martial Gabillard. « Il nous a dit qu'il préférait attendre les NAO. Cela ne nous convient pas ! », martèle Jean-Paul Martin. Les salariés ont attendu jusqu'à hier matin avant de déposer leur préavis de grève. « Mais nous n'avons toujours reçu aucune réponse. »

Deux fours stoppés

La combustion des ordures du Spernot, alimentée par Géval, est valorisée par la production de chaleur. La grève impacte directement les deux fours dans lesquels sont brûlés les ordures ménagères. Le Spernot ne produit alors plus de vapeur servant à deux choses : produire de l'électricité, revendue en partie à EDF, et de la chaleur. Celle-ci est cédée à Dalkia (également filiale de Véolia) qui l'achemine ensuite, par un réseau, dans différents bâtiments de Brest.

20 000 équivalents logements

Le réseau de vapeur alimente une partie des logements HLM et des équipements publics comme les hôpitaux de la Cavale-Blanche et Morvan, la mairie, l'université, la cité scolaire de Kerichen, la Caisses d'allocations familiales... « Soit environ 20 000 équivalents logements », indique Vincent Gouesbet, directeur du centre Dalkia pour la Bretagne. « Nous avons décalé notre préavis d'une semaine, insiste Jean-Paul Martin, pour ne pas pénaliser les Brestois pendant les fêtes. »

« Un mode de secours »

« Il n'y a pas lieu de s'alarmer, explique Vincent Gouesbet. Nous activons à ce moment-là un mode secours. » Le directeur explique en effet que « sur toutes les branches du réseau, il y a des chaufferies de secours qui fonctionnent au fioul. Il n'y a donc pas d'impact pour l'usager ». Seule contrainte : « Nous sommes dépendants de la fourniture de fioul qui se fait par camions. »

Ouest-France
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# Posté le mardi 29 décembre 2009 04:45

plainte decharge de guegue


Vichy : Une guerre sur les poubelles
Le triptyque Claude Malheuret, Jean-Michel Guerre, Gilbert Collard... pour une affaire de décharge qui précède une autre bataille politique, celle des régionalesLa guerre est ouverte entre le maire de Vichy Claude Malhuret et le président de VVA Jean-Michel Guerre. Premier conflit : les nuisances des déchets du Guègue à Cusset.

La guerre entre le maire de Vichy Claude Malhuret et le président de la communauté d'agglomération Vichy Val d'Allier, Jean-Michel Guerre s'est ouverte publiquement lors de la dernière séance du conseil communautaire qui s'est tenu jeudi 25 juin.

Le premier élu de la cité thermale a fait bon nombre de reproches sur les décisions communautaires : non-participation financière de VVA au coût de fonctionnement du conservatoire (lire en page 24), dégradation de la collecte des déchets à Vichy les jours fériés, non-classification des accès du centre hospitalier en voix communautaire... Sous les applaudissements d'une trentaine de riverains de la zone d'enfouissement du Guègue à Cusset, c'est ce sujet qui a mis le feu aux poudres.

Les ordures ménagères au centre de la guerre

Une trentaine de membres de l'association de Vigilance autour du Guègue s'était donné rendez-vous devant l'Hôtel d'agglomération un peu avant le début de la séance du conseil communautaire. En catimini, des capsules de boules puantes circulaient de mains en mains pour que chacun puisse faire partager les nuisances olfactives qui sont celles des riverains du centre d'enfouissement du Guègue à Cusset.

Il est vrai que les grandes manoeuvres ont débuté sur le site. Dans le cadre d'une mise aux normes du site, entre 350 000 tonnes, selon VVA et 450 000 tonnes, selon les riverains, ont été déplacées et laissées à ciel ouvert pour que l'exploitant, la société Sita-Mos se mette en conformité avec la réglementation qui est entrée en vigueur le 1er juillet.

Lors d'une conférence de presse, postérieure au conseil communautaire, la communauté d'agglomération a rappelé que la délibération concernant le planning des travaux du site a été votée à l'unanimité lors du conseil communautaire en date du 9 avril.

Les riverains s'invitent au conseil communautaire

Claude Malhuret, appuyé par l'adjoint vichyssois Frédéric Aguiléra, est entré dès le début de séance dans le vif su sujet : « Nous n'avons pas eu l'avantage de connaître un certain nombre d'informations sur le centre du Guègue lors des réunions de la commission », invitant le président de la communauté d'agglomération à recevoir dès le début du conseil les riverains. Ces derniers ont finalement patienté près de deux heures avant d'être reçu par le président de VVA, le vice-président de VVA en charge de l'environnement Gilbert Crouzier et le premier adjoint au maire de Cusset, Michel Rostan, en présence, à la demande des riverains, de Claude Malhuret.

« Notre santé est mise en cause. »

« Cette affaire nous pose un sérieux problème, a introduit Jean-Michel Guerre, concernant les nuisances olfactives dont nous n'arrivons pas à trouver la source depuis deux à trois ans. Nous en sommes à notre seconde étude concernant ces nuisances. »

« Il ne faut pas résumer les nuisances à un problème olfactif, cela va bien au delà, est intervenu une riveraine du Guègue. Mots de tête, vomissements, des animaux en pâture à proximité du site qui refusent de s'alimenter... c'est notre santé qui est mise en cause. » En réponse à une proposition de réunion, un autre riverain a expliqué que « ce que nous attendons, c'est que vous vous engagiez sur quelque chose de clair : redescendre les déchets de là d'où ils viennent. Si cela ne se passe pas bien, nous demanderons simplement la fermeture de la décharge. »

Gilbert Collard défend les riverains

À l'issue de la rencontre les riverains étaient invités à assister à la réunion de la commission locale d'information et de surveillance (CLIS) qui s'est tenue le lendemain matin, en présence du sous-préfet de Vichy Jean-Pierre Maurice, de la DRIRE Auvergne, de l'ADEME, du département, des communes de Molles, Saint-Christophe et Saint-Etienne de Vicq, de l'association Allier Nature, de Sita-Mos et de VVA. La conclusion du sous-préfet, le site est placé sous la responsabilité de l'État, a été de confirmer à toutes les personnes présentes que la solution retenue par VVA était la meilleure sur le plan technique. « Cette solution de transfert des déchets a deux mérites : elle permet de réduire le volume de lexiviats (écoulements lors de la dégradation des déchets) et permet de réduire les odeurs par une captation des biogazs » confirme Jean-Pierre Maurice.

Et que redescendre les 350 000 tonnes de déchets vers les nouvelles zones ne présentait aucun avantage par rapport à la situation actuelle si ce n'est que cela engendrerait de nouvelles nuisances olfactives et une pression fiscale sur les ménages accentuée. Par ailleurs, le sous-préfet a demandé « à ce que l'étude, conduite par VVA, sur les nuisances olfactives soit étendue aux risques sanitaires. Les résultats seront par la suite comparés à des moyennes nationales » précise Jean-Pierre Maurice.

L'association Vigilance autour du Guègue, qui compte 160 adhérents, a décidé de se défendre juridiquement et a choisi l'avocat Gilbert Collard. « Nous attaquons l'arrêté préfectoral qui ne prend pas en compte les réalités scientifiques, précise l'avocat. Ce n'est pas la préfecture que nous mettons en cause, mais le gestionnaire du site, c'est-à-dire la communauté d'agglomération. Nous envisageons également de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. »

L'avocat, ancien candidat aux élections municipales, rejoint également sur un plan plus politique, la cause défendue par Claude Malhuret. « En effet. Il lui arrive d'avoir une bonne idée par siècle alors je ne vais pas lui reprocher d'avoir raison ».
Sous un vrai problème de santé publique, il y a comme une odeur de début de campagne politique.




Article rédigé par :
Céline Demars
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# Posté le dimanche 20 décembre 2009 08:13

Manifestation du Collectif contre la décharge de Vaux-sur-Seine


Bien Vivre à l'Hautil:

Manifestation du Collectif contre la décharge de Vaux-sur-Seine
Posté par lhautilois le 26/10/2009 14:00:00 (45 lectures)
Le collectif pour la protection du massif de l'Hautil passe à l'action. Ce matin, ils étaient une soixantaine à occuper la RD 922 entre Boisement et Meulan afin d'alerter l'opinion publique sur le combat qu'il mène contre le déboisement et l'implantation d'une décharge dans le Bois de Fort vache à Vaux-sur-Seine.

Interview de Lionel Fréjaville - Président de l'association "Bien Vivre à l'Hautil", membre du collectif pour la protection du massif de l'Hautil



Lionel Fréjaville, expliquez-nous à quoi nous assistons ce matin ?

Lionel Fréjaville : Vous assistez à une réaction de la population locale et des associations de défense de l'environnement.

Cette action vise à alerter la population sur le fonctionnement de cette décharge - qui fonctionne toujours de manière illégale – et sur le non-respect de l'environnement. Mais ce n'est pas tout, nous voulons également alerter les pouvoirs publics qui ont tendance à laisser faire, voire même à régulariser a posteriori, le fonctionnement de cette décharge. Nous voulons que cela s'arrête.

Un commissaire enquêteur a rendu un avis favorable sur ce dossier, vous contestez donc sa décision ?

L.F : Nous avons bien lu le rapport du commissaire enquêteur. Sur plus de deux cents avis, 99% étaient contre. Les avis techniques étaient contre également. Cela n'a pourtant pas empêché le commissaire enquêteur de conclure favorablement.

Pourquoi faire une enquête publique si la décision finale est contraire aux avis exprimés ? Nous ne sommes pas d'accord avec cette décision, bien sûr.
Une action de sensibilisation aupès de la population

Quels sont vos soutiens politiques ?

L.F : Il y a quelques maires du secteur qui nous soutiennent comme le maire de Boisement, de Menucourt, de Triel sur Seine. Deux députés ont émis des avis sur cette situation M. Cardo et M. Poniatowski.

Nous avons l'agglomération de Cergy-Pontoise qui nous soutient également. Cependant, nous avons l'impression que les pouvoirs publics laissent traîner les choses.

Quelles sont vos relations avec la société Petitdidier, vous les avez rencontrés pour discuter autour d'une table ?

L.F : Nous les avons rencontrés et nous avons effectivement discuté. Ils nous ont bien dit qu'il s'agissait là d'une opération commerciale qui visait à exploiter le site en nous garantissant qu'il respecterait l'environnement et qu'il replanterait. Nous constatons que cela fait des années que le site fonctionne et que rien n'a été reboisé.

Nous ne pensons pas que le fait de rajouter une dizaine de centimètre de terre permettra d'avoir des arbres de dix mètres de haut. Une trentaine d'hectares va être détruite. Cela va évidemment détruire une partie de la flore et gêner le passage de la faune. Ce sont des espèces protégées.

De plus, le site est une zone naturelle d'espaces boisés protégés, c'est pourquoi nous manifestons en tant que citoyens responsables de leur environnement.

Le maire de Vaux déclare qu'il récupérera ces terrains pour les ouvrir au public, cela ne vous convainc pas ?

L.F : C'est vrai, le maire de Vaux a dit qu'il récupérerait ces terrains dans une dizaine d'années. Cependant, des articles faits par la mairie de Vaux ont montré qu'il fallait trente à quarante ans pour replanter une forêt ! Dans 50 ans les gens pourront à nouveau profiter de la forêt !

Voire même plus, puisque d'après les avis techniques des agences des espaces verts, les arbres ne pourront pas repoussés si tôt, il faudra donc plutôt 100 ou 200 ans !

Nous ne sommes évidemment pas d'accord. Nous voulons continuer de l'utiliser maintenant !

Quelles seront les prochaines actions du collectif ?
Le collectif poursuit son action en justice

L.F : Il y a déjà une action en justice qui a lieu actuellement au tribunal de grande instance de Pontoise du collectif contre la société Petitdidier.

Il y aura très certainement ensuite une action au tribunal administratif si le maire de Vaux déclasse vingt cinq hectares supplémentaires qui permettraient à la société Petitdidier de continuer.



Interview paru dans MediaSeine le 21 octobre 2009 :

http://www.mediaseine.fr/Decharge-les-associations-outrees-00822

Commentaires ?

Bien Vivre à l'Hautil : Gigot Party dimanche 25 octobre
Posté par lhautilois le 12/10/2009 20:13:09 (50 lectures)
Dimanche 25 Octobre 2009, Bien Vivre à l'Hautil vous invite à participer à une gigot party

Au menu :

Apéritif
Salades
Gigot et Haricots
Boissons et Vins
Café

Pour satisfaire les plus gourmands nous demandons à chacun d'amener un petit dessert !


Environnement : Décharge Vaux sur Seine
Posté par lhautilois le 18/9/2009 20:39:44 (72 lectures)
Des nouvelles du Collectif pour la protection du massif de l'Hautil

Le Maire de Vaux-sur-Seine (Julien Crespo) a autorisé et persiste à appeler « enfouissement » une opération de la société Petitdidier qui consiste à stocker des milliers de tonnes de déchets du bâtiment pendant des années sur plus de 8 ha de la foret de l'Hautil. Il en résultera un rehaussement du terrain de plusieurs mètres et cette zone, autrefois boisée deviendra à terme, un désert car aucune végétation ne poussera plus.
Nous avons entamé une procédure judiciaire pour faire cesser ce scandale écologique. Voici deux articles sur l'état du dossier. Cette situation est intolérable qui consiste, pour une entreprise qui se dit « Verte » à bafouer la nature, les habitants et tout ce qui fera le bien être des générations futures.


Des précisions sur le référé.
Par Lionel Fréjaville – Président de Bien Vivre à l'Hautil.

Le Collectif pour la Protection du Massif de l'Hautil ayant décidé une action en justice contre la Sté Petitdidier (demandant l'arrêt de l'exploitation du site) nous (3 des associations du Collectif) avons déposé avec notre avocat une demande de référé auprès du Tribunal de Grande Instance de Pontoise.
Ce référé (mesure simplifiée destinée aux cas urgents) devait être jugé en juillet, il a été repoussé deux fois à la demande de la société Petitdidier qui a fini par présenter fin août un mémoire en défense de près de 200 pages. Ils estiment que le tribunal de Pontoise n'est pas compétent, jouent sur le fait que la propriété du terrain et l'exploitation se font sur 2 sociétés différentes du groupe Petitdidier, prétendent qu'ils effectuent seulement des travaux de "réhabilitation de la forêt" et qu'ils n'exploitent pas encore un Centre d'Enfouissement Technique (décharge) bien qu'ils en aient fait la demande auprès de la préfecture. Ils nous réclament des dommages et intérêts car ils estiment que nous ne "comprenons pas" la situation et qu'ils sont autorisés par la Mairie de Vaux sur Seine à effectuer des "travaux de comblement" et du "stockage temporaire de déchets".
Il est bien évident que nous continuons la procédure, qui doit se juger début octobre, et que nous ne baissons pas les bras devant cette destruction programmée de l'environnement. Nos adversaires jouent visiblement la montre en essayant de faire régulariser, à posteriori, l'exploitation de leur CET en obtenant la levée du classement par la mairie de Vaux et l'autorisation de la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie (qui ne semble pour l'instant pas émettre d'interdiction au fait d'augmenter le nombre d'installations de traitement des déchets en région parisienne, même si cela doit se faire en détruisant plusieurs dizaines d'hectares de forêt classée).
Le combat continue, nous comptons sur votre soutien pour nous aider à protéger l'environnement dont nos enfants hériteront.


Mettre les déchets quelque part.
par Claude Barouh – membre du Collectif.

Le Collectif pour la protection du massif de l'Hautil, constitué de plusieurs dizaines d'associations et de particuliers s'est créée pour s'opposer à l'extension de ce désastre écologique (25 ha envisagés). Devant la « résistance » du maire et de l'entreprise qui continue à « enfouir » à raison de dizaines de camions de déchets par jour, une action en justice a été entreprise dès fin juillet. Depuis cette date l'audience ayant été reportée plusieurs fois il est clair que certains jouent la montre et tentent de décourager le Collectif ce qui au contraire renforce sa détermination. Il s'est réuni le 16 septembre. Il a été décidé de poursuivre l'action judiciaire, de s'en donner les moyens et d'aller jusqu'au bout de la procédure. Simultanément des soutiens de toutes natures seront demandés aux élus locaux (maires, députés, conseillers généraux et régionaux, etc.). Des actions médiatiques et des expertises vont être entreprises car il y va du bien public. Ce conflit entre l'intérêt général (la protection de l'environnent) et l'intérêt particulier (les millions d'Euros engrangés par PetitDier) devrait être instruit sinon résolu par les instances officielles de l'Etat (préfet, sous-préfet, etc.) et les organismes chargés des autorisations et des contrôles. Mais ces derniers se passent la «patate chaude» et se réfugient derrière le fait « qu'il faut bien mettre les déchets quelque part dans les Yvelines». Leur interprétation des textes (lois, décrets etc.) démontre à l'évidence qu'ils sont dans l'incapacité de mettre en œuvre les bonnes paroles écologiques que les « politiques » proclament à longueur d'antennes.
Devant l'illégalité «présumée» de la décharge actuelle, la complaisance complice de la municipalité de Vaux-sur-seine et l'inertie des pouvoirs publics, c'est donc un groupe de citoyens responsables qui agit afin que l'environnement ne soit pas sacrifié au bénéfice d'une entreprise qui met en danger une partie de la foret, sans compter la pollution engendrée par les dizaines de camions qui viennent décharger leur chargement incertain.
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# Posté le dimanche 20 décembre 2009 08:00