LE RAPPORT QUI NE DIT PAS TOUT (sur les dangers des incinerateurs)

Dioxine
Le rapport qui ne dit pas tout
08/12/2000 - © Le Point - N°1473

Etrange optimisme d'un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) consacré au degré d'exposition de la population française à la dioxine, un sous-produit industriel ultratoxique. La réalité serait bien plus inquiétante.
La dioxine est une substance dangereuse pour l'homme, une molécule ultratoxique qui favorise le développement de cancers et provoque, à des concentrations infinitésimales, de l'ordre du picogramme (c'est-à-dire du millionième de millionième de gramme), des troubles hormonaux et neurologiques. Chaque année en France, les cheminées des incinérateurs d'ordures ménagères et les aciéries recrachent environ 300 grammes de dioxines. Pourtant, les pouvoirs publics se veulent rassurants. Au ministère de l'Environnement, on s'empresse de rappeler que, depuis trois ans, les émissions industrielles de dioxines ont été réduites de 50 %. Officiellement, l'Hexagone n'a donc pas à craindre le « sida chimique », comme l'appellent les toxicologues. C'est en tout cas ce que laisse entendre le récent rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) consacré aux dioxines (1), lorsqu'il conclut que l'exposition moyenne de la population française « est proche de l'objectif de qualité recommandé par l'Organisation mondiale de la santé [OMS] ». Sauf que le chiffre d'exposition avancé par l'Afssa (1,3 picogramme par kilogramme de poids corporel et par jour) est à prendre avec des pincettes. « Le ministère de la Santé a manipulé les chiffres de contamination des Français par les dioxines », dénonce Pierre-Emmanuel Neurhor, directeur du Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID), une association qui a fait des dioxines son cheval de bataille. Et de pointer du doigt un étrange oubli : les polychlorobiphényles, plus connus sous le nom de « PCB », sont ainsi passés à la trappe alors qu'il s'agit de molécules « soeurs » des dioxines, qui doivent être obligatoirement prises en compte dans le calcul d'exposition, comme l'a confirmé au Point le docteur Maged Younes, chef de l'unité Evaluation des risques et méthodologies à l'OMS.

Après les révélations du CNIID, l'Afssa a d'ailleurs discrètement corrigé le tir en mettant sur son site Internet un rectificatif qui reconnaît l'erreur et précise qu'il ne s'agit « en aucun cas d'une volonté de sa part de minimiser les chiffres ». Il n'empêche que l'omission des PCB avait pour effet de diviser quasiment par deux l'exposition moyenne des Français !

Et ce n'est pas tout. Lorsque l'on épluche le rapport de l'Afssa, on découvre d'autres bizarreries qui font toutes pencher la balance du même côté. Les enfants de moins de 2 ans ont ainsi été écartés d'office des calculs de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Pourtant, durant l'allaitement, la jeune maman évacue, via le lait, une partie des dioxines stockées dans son corps, ce qui entraîne une surexposition du nourrisson, qui doit être prise en compte lorsque l'on fait le total des dioxines encaissées sur une vie entière. Résultat : « 5 % de contamination évaporée », selon le CNIID. Questionnée sur le sujet, l'Afssa se justifie en invoquant un partage des rôles avec l'Institut national de veille sanitaire, chargé d'une étude consacrée à l'exposition des nouveau-nés.

Autre anomalie : les dioxines que nous respirons sont passées à l'as, l'Afssa n'ayant comptabilisé que celles que nous avalons. Logique de la part d'une agence de sécurité des aliments. Sauf que nos poumons attrapent, selon les estimations, jusqu'à 10 % des dioxines qui nous menacent... Cerise sur le gâteau, l'Afssa n'a pas pris en compte les nouvelles normes de toxicité des dioxines fixées par l'OMS en 1997. Et pour cause, les 450 niveaux de contamination des aliments dont elle dispose ont été calculés deux ans plus tôt par le ministère de l'Agriculture et la Répression des fraudes. Dommage, parce que lesdites normes révisent à la hausse la toxicité des dioxines de 10 % !

les raisons d'un enterrement

Bref, le CNIID a beau jeu de faire remarquer que l'exposition des Français est près de quatre fois supérieure à celle affichée dans le rapport de l'Afssa. Ce qui nous fait franchir la ligne rouge de 4 picogrammes par kilogramme de poids corporel par jour (pg/kg/jour), instituée par l'OMS. Sachant que la dose journalière admissible à partir de laquelle débutent les risques cancérogènes et neurologiques est de 1 pg/kg/jour... En fait, comme le reconnaît le professeur Jean-François Narbonne, qui milite depuis des années pour une réduction des rejets de dioxines et qui préside le groupe de travail Contaminants et phytosanitaires à l'Afssa : « Le chiffre de 1,3 pg que nous avançons dans le rapport est une estimation très relative. » Et de préciser : « Compte tenu de la marge d'erreur qui pèse sur ce type de calculs, l'exposition moyenne des Français se situe quelque part entre 2 et 5 picogrammes. » Sauf que, lors de la sortie du rapport, les pouvoirs publics ont présenté aux médias le chiffre de 1,3 pg/kg/jour comme preuve irréfutable de la faible exposition de la population aux dioxines. Idem pour les 5 % de Français les plus contaminés, qui affichent, selon l'Afssa, 2,52 pg/kg/jour, mais se retrouvent à 9,4 pg/kg/jour après que le CNIID eut refait les calculs ! Soit trois millions de personnes potentiellement exposées à deux fois le taux limite fixé par l'OMS...

En fait, comme l'indique Martin Hirsch, l'actuel directeur de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, « la dioxine est un sujet sensible ». Pour preuve, l'enterrement de première classe qui fut réservé en 1991 au rapport du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, commandé par le ministère de la Santé, qui proposait de diviser par deux la dose journalière admissible. « La norme de l'OMS était à l'époque de 10 picogrammes, mais elle ne prenait pas en compte les effets immunitaires, endocriniens et neurologiques de la dioxine. Or des études sur des macaques publiées en 1989 aux Etats-Unis montraient qu'une exposition importante à la dioxine pouvait générer des retards mentaux », explique André Picot, directeur de l'unité de recherche CNRS sur la prévention du risque chimique.

Il faut dire que le rapport tombait au moment où nombre d'incinérateurs étaient en projet un peu partout en France. Trois ans plus tard, l'Académie des sciences publiait à son tour une étude qui minimisait la toxicité des dioxines et concluait que ces dernières ne constituaient pas un risque majeur pour la santé publique. « Alors que j'avais été chargé d'évaluer l'aspect immunotoxique des dioxines, mes contributions ont été refusées et mon nom a été retiré de la liste des experts... » indique le professeur Picot.

Aujourd'hui, c'est le professeur Jean-François Viel, épidémiologiste à la faculté de médecine de Besançon et auteur de l'enquête retentissante sur les cancers de l'usine nucléaire de la Hague, qui se retrouve sur la sellette pour un article publié en juin dernier dans l'American Journal of Epidemiology, première revue mondiale d'épidémiologie. « En épluchant le registre des cancers du Doubs, nous avons observé, à proximité de l'incinérateur des déchets ménagers de Besançon, des concentrations de cancers des ganglions lymphatiques et des tumeurs cancéreuses dans les muscles », explique Jean-François Viel, qui, prudent, refuse pour le moment d'établir une relation de cause à effet. « Pour en avoir le coeur net, il faudrait regarder le taux de dioxines dans le sang des personnes qui ont développé un cancer suspect. Le problème est que, pour une seule analyse de ce type, il faut débourser de 6 000 à 7 000 francs. Nous cherchons actuellement les fonds. » Dans un rapport rendu public le mois dernier, intitulé « Dioxines dans l'environnement, quels risques pour la santé ? », l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) recommandait d'ailleurs aux pouvoirs publics d'effectuer à l'échelon national des dosages sanguins afin de connaître l'imprégnation exacte de la population française par les dioxines...

Contre-attaque très orientée

Mais, sans attendre, les exploitants d'incinérateurs ont cloué l'étude du professeur Viel au pilori. L'un des poids lourds du secteur, la société Onyx, filiale de Vivendi, a ainsi demandé à ses chercheurs « maison » de dénicher les éventuelles erreurs commises par l'épidémiologiste. Résultat : une note confidentielle qui dénonce sans rire un « biais socio- économique ». Et d'expliquer : « Au voisinage des usines, on rencontre des gens plutôt défavorisés qui ne constituent pas un échantillon représentatif de la population »...

Jean-François Viel se retrouve également épinglé dans le dernier numéro de la revue Info Santé-Déchets. Sauf que ladite revue est éditée par le réseau Santé-Déchets, une association loi 1901 financée en partie par les industriels du secteur. C'est d'ailleurs cette même association qui avait « cornaqué » en 1999 un rapport de la Société française de santé publique (SFSP), dédramatisant l'impact sanitaire des dioxines. Coïncidence : le comité de rédaction comptait alors parmi ses membres l'actuel bras droit du directeur général de la santé, or la direction générale de la santé vient justement de demander à ses services de vérifier le travail du professeur Viel...

A l'époque, le rapport de la SFSP tombait à pic pour désamorcer la bombe lancée l'année d'avant par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Celui-ci avait en effet calculé que l'exposition de la population française à une dose de 1 pg/kg/jour de dioxine entraînait une surmortalité par cancer de 1 800 à 2 900 cas par an !

1. « Dioxines : données de contamination et d'exposition de la population française », juin 2000.


Le « sida chimique »

Sur les 200 molécules que compte la famille Dioxine, 17 sont officiellement reconnues toxiques pour l'homme. La plus redoutable de ces substances chimiques constituées en partie de chlore est la « dioxine de Seveso », du nom de la ville italienne touchée le 10 juillet 1976 par un nuage de dioxines échappé d'une usine de pesticides. Une fois dans l'organisme, la dioxine s'accumule dans les tissus adipeux. Plus de vingt ans après, on constate à Seveso une augmentation des leucémies et des cancers gastro-intestinaux. La dioxine entraîne également des dérèglements hormonaux et du système nerveux. Les enfants sont en première ligne, ils peuvent être contaminés par le lait maternel mais aussi avant la naissance, ce qui risque alors de provoquer des malformations congénitales.
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# Posté le vendredi 15 août 2008 04:32

Modifié le vendredi 15 août 2008 05:25

20000 de pcb Veolia dans le collimateur d'élus démocrates au Congrès

20000 de pcb Veolia dans le collimateur d’élus démocrates au Congrès
France-Amérique.com > Actualités > Economie

Veolia dans le collimateur d'élus démocrates au Congrès

Getty Images
Le patron de Veolia Environnement, Henri Proglio, répond aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse en septembre 2006.




Par Laurent Chabaneau
Publié le 25 juillet 2008

Le projet du groupe français Veolia de rapatrier 20 000 tonnes de déchets toxiques du Mexique fait l'objet d'une fronde au Congrès. John Dingell, puissant élu Démocrate à la Chambre des Représentants, a envoyé une lettre de protestation à l'Agence pour la Protection de l'Environnement. Réponse attendue le 4 août prochain.

John Dingell est un élu remonté. Le Représentant démocrate du Michigan a envoyé mardi une lettre à l'Agence pour la Protection de l'Environnement (EPA) pour protester contre le projet du groupe français Veolia d'importer 20 000 tonnes de déchets toxiques du Mexique pour les incinérer dans son usine de Port Arthur au Texas. Le message est fort. John Dingell est le président du comité sur l'Energie et le Commerce de la chambre des Représentants, un organe qui supervise le travail de l'EPA.

“Il est déconcertant de voir que l'EPA permettrait à une compagnie qui n'est pas connue pour son respect de l'environnement d'importer des produits chimiques toxiques dans notre pays”, écrit John Dingell. “Peut-être faudrait-il rappeler à l'EPA que l'agence travaille pour les Américains (...) et non pas pour des compagnies comme Veolia”. Gene Green et Hilda Solis, deux Représentants démocrates, se sont joints à l'appel de leur collègue du Michigan.

Le gouvernement Bush a indiqué en mars qu'il autoriserait Veolia à rapatrier jusqu'à 20 000 tonnes de PCB, alors que l'importation de ces déchets toxiques est normalement interdite aux Etats-Unis. Le ministère américain de l'Environnement a justifié sa décision en affirmant qu'il était plus sûr d'incinérer ces déchets toxiques dans une usine conçue pour cela, plutôt que de les entreposer au Mexique. Lauren Bloomberg, porte-parole du comité sur l'Energie et le Commerce, indique que l'EPA a désormais jusqu'au 4 août pour répondre à John Dingell et à ses deux co-signataires. Une décision finale est attendue d'ici la fin de l'année.

Contacté par France-Amérique, Mitch Osborne, administrateur de l'usine d'incinération de Veolia à Port Arthur, n'a pas encore pris position. Il a cependant été cité cette semaine dans le Houston Chronicle et a assuré que le processus de destruction des déchets ne poserait pas de problèmes sanitaires pour les habitants de Port Arthur. Les oppoosants au projet de Veolia estiment qu'il y a d'autres moyens plus sûr de s'attaquer aux déchets toxiques. Ils prétendent que l'incinération du PCB produit de la dioxine et peut notamment provoquer des cancers et des problèmes cérébraux.

Lauren Bloomberg affirme que le comité sur l'Energie et le Commerce n'a pas encore déterminé son plan d'action pour les prochaines semaines et qu'aucune audience n'a pour l'instant été fixée. L'attachée de presse dit cependant que le comité a l'intention d'exercer un contrôle “vigoureux” sur le projet de Veolia.
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 05:01

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:05

couloirs des cancers par les pcb

Veolia impliqué dans une controverse aux Etats-Unis
20/06/2008 11:57


Analyserpar Claire Avignon
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Le «couloir du cancer», c'est le surnom donné à Port Arthur, une ville du Texas qui accueille raffineries, usines chimiques et installations des déchets. Selon le New York Times (1), Veolia souhaite éliminer 20.000 tonnes de polychlorobiphényles (PCB) produites à Mexico, ce qui met en colère des élus locaux qui menacent d'aller devant la justice. Ces molécules sont cancérogènes et reprotoxiques, et causent des dommages au cerveau et au foie. La population de Port Arthur, à majorité afro-américaine, a déjà un taux de cancer 20% plus élevé par rapport à la moyenne du Texas.

Il existe une interdiction fédérale d'importer des PCB aux Etats-Unis. Mais Veolia a fait une demande d'exemption auprès de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Le géant français souhaiterait transporter par camions ces déchets dangereux et les brûler dans son incinérateur proche de Port Arthur qui élimine les PCB américains depuis 1992.

L'EPA avait donné un avis positif provisoire en mars, et devrait publier sa décision finale en août. L'agence est soutenue par une ONG environnementale, le Natural resources defense council, qui préfère une incinération propre à un stockage temporaire qui pose «des risques environnementaux immédiats». D'autres associations, au contraire, parlent de problèmes de fonctionnement de l'installation d'incinération de Veolia.

Selon Veolia, les PCB produits à Mexico sont actuellement exportés en Europe, pour un coût trois fois plus élevé.

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# Posté le lundi 23 juin 2008 05:03

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:09

l'etat français veux fermer la bouche des lanceurs d'alertes

< Lanceurs d'alerte scientifique >



Communiqué de presse - Paris, 3 juin 2008


LA FONDATION SCIENCES CITOYENNES SOUTIENT VÉRONIQUE LAPIDES ET DEMANDE UNE LOI POUR PROTÉGER LES LANCEURS D'ALERTE


3 juin 2008


Version à imprimer
À l'occasion d'un nouveau procès en diffamation contre un lanceur d'alerte, la Fondation Sciences Citoyennes réaffirme la nécessité d'une loi protégeant scientifiques et citoyens de représailles, conformément aux engagements du Grenelle de l'Environnement. Une telle loi devrait également permettre le traitement des alertes sanitaires ou environnementales selon un processus d'expertise contradictoire, pluraliste et transparent.



Suite au recensement en 2001 de plusieurs cas de cancers d'enfants de moins de 6 ans, le Collectif Vigilance Franklin, association de riverains et de parents d'élèves, réclame la dépollution d'un ancien site industriel Kodak à Vincennes sur lequel ont été construits une école, des logements et des bureaux.

Pourtant, le 6 juin 2008 à 13h30, suite à la plainte en diffamation du maire de Vincennes, Véronique Lapides, présidente de l'association, doit comparaître devant le Tribunal correctionnel de Créteil, le Collectif Vigilance Franklin ayant cosigné un tract mettant en cause la préfecture et la mairie pour leurs refus de prendre leurs responsabilités quant à la nécessaire dépollution du site.

La Fondation Sciences Citoyennes apporte son soutien à Véronique Lapides et au Collectif Vigilance Franklin en rappelant que les études menées par l'industriel Kodak ont montré une pollution des sols et de la nappe phréatique et que les études épidémiologiques menées sur la période 1995-2001 attestent d'un excès de cas de cancers de l'enfant de moins de 6 ans.

André Cicolella, membre fondateur de la Fondation Sciences Citoyennes, rappelle à ce sujet que « le cancer de l'enfant progresse régulièrement en Europe de 1% par an » et que « toute alerte comme celle lancée par Véronique Lapides et les parents d'élèves de l'école Franklin Roosevelt peut permettre de comprendre l'origine de cette situation dramatique et d'en réduire les effets. C'est pour cela qu'il faut une loi qui protège tous les lanceurs d'alerte, qu'ils soient scientifiques ou citoyens ».

Plus largement, la Fondation Sciences Citoyennes rappelle au gouvernement les engagements pris dans la loi de programmation Grenelle I présentée par Jean-Louis Borloo en mai dernier à savoir : « l'expertise publique en matière d'environnement et de développement durable, ainsi que l'alerte environnementale seront réorganisées dans un cadre national pluraliste et multidisciplinaire, dont la gouvernance impliquera toutes les parties prenantes au Grenelle de l'Environnement » ; « les règles relatives aux agences d'expertise prévoiront une possibilité de saisine par les associations agréées. La création d'une fonction de médiation des conflits sur l'expertise et l'alerte environnementale, ainsi que celle d'un garant de la transparence et de la déontologie des expertises seront étudiées ».

« Après les procès récents d'Étienne Cendrier (pollution électromagnétique) et de Pierre Meneton (excès de sel dans l'alimentation), après les désagréments rencontrés par le biologiste Christian Vélot pour ses prises de position contre les OGM, une protection des lanceurs d'alerte apparaît plus que jamais urgente », déclare Jacques Testart, président de la Fondation Sciences Citoyennes.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, 3 juin 2008


Fondation Sciences Citoyennes
29 rue des Cascades, 75020 Paris – http://sciencescitoyennes.org – tél. 09 54 06 54 09


Contacts
Véronique Lapides – cvfcontact@gmail.com – tél. 06 87 07 60 61
André Cicolella – Andre.Cicolella@ineris.fr – tél. 06 21 81 70 34
Fabien Piasecki – fabien.piasecki@sciencescitoyennes.org – tél. 06 63 08 58 14


# Posté le dimanche 08 juin 2008 03:42

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:12

la famine gagne le monde

la famine gagne le monde
La famine gagne le monde et
les affameurs triomphent !!!
Quel rapport pensez-vous avec notre titre et les UIOM ??? Rappelons qu'une tonne
d'OM génère plus du tiers en déchets –– + 350 k., –– contenant dans les poussières
et mâchefers formés dans l'enfer du feu, des molécules dangereuses : Dioxines et
furannes non analysées en totalité et non quantifiées. Pourquoi ??? Le résultat est
évidemment connu !!! Ainsi l'incinérateur de Brest brûle 130 000 tonnes de déchets
par an et rejette plus de 45 000 tonnes de résidus : mâchefers, REFIOM, mille fois
plus empoisonnés que les OM. Ces miasmes d'incinérateur, toxiques, mortels dans le
corps humain, –– même de nombreuses années après, –– vont imposer des outils
coûteux, aussi polluants que leur père infectueux : plates-formes de traitement de
mâchefers et décharges de classe I, celles de classe II étant trop peu fiables, –– voir
les analyses réalisées lors de thèses présentées par de futurs docteurs en chimie,
courriel 37 ; –– la classe 'I' s'impose donc !!!
Comme le veut la logique, les outils des sociétés privées doivent se retrouver dans
leurs zones industrielles spécialisées, mais pas, par un tour de passe-passe, installés
dans les champs !!! Pour détourner le veto de la SBAFER, les terres sont louées à
un agriculteur peu scrupuleux, voulant gonfler sa retraître !!! Il oublie sans doute,
qu'intéressé au bénéfice, il sera aussi le responsable en cas de problèmes, car il
devient après le bail, propriétaire des déchets et lui, il n'a évidemment pas l'armada
d'avocats à son service !!!
Le monde crie famine, aggravée par le changement climatique, et nos meilleures
terres agricoles à Plourin, à Plabennec, à Plouray, vont produirent des poisons au lieu
de nourrir environ 14/15 personnes par hectare de blé !!! Plouray 165 h X 14 = 2310
personnes sauvées de la famine par an !!! Nous n'inventons rien, voir :
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/nourrirleshommes/pdf/Nourrir_les_hom
mes.pdf Devant cet égoïsme de nantis, le maire de Plouray, le Préfet, les
responsables de chambres d'agriculture et autres oseront-ils regarder les enfants
affamés d'Afrique et du monde entier au fond des yeux !!! Leur conscience les
lâchera-t-elle ??? Quant aux porteurs de projets, le problème ne se pose plus, ils ont
franchi le pas et fait leurs preuves : condamnés, le scrupule n'existe plus !!!
 OM, Ordures Ménagères. –– UIOM, Usine d'Incinération d'Ordures Ménagères.
 REFIOM, Résidus d'Epuration des Fumées d'Incinération d'Ordures Ménagères.
CEE : Les pollueurs seront jugés comme CRIMINELS !!!
Comme GADEF l'a annoncé dans ses courriels : 36/37, l'INVS officialise, ––
contraint, forcé et rattrapé par la vérité scientifique, –– le risque accru de
développer divers cancers autour d'un incinératueur ; le modèle est Besançon
considéré aux normes. L'augmentation de ce risque est en moyenne +20 à +25 %
et se trouve multipliée par trois, quatre, pour les UIOM hors normes, soit, tous les
petits incinératueurs, Halluins, Gilly, Nivillac, Maincy, Plougoulm et les autres.
Leur impossibilité à atteindre les normes était bien connue. Suite à cet aveu, nous
posons la question : Comment se fait-il que pas un seul responsable politique,
juridique ou administratif ne se soit excusé d'avoir soutenu bec et oncles ces
incinéra-tueurs et les sociétés privés en dysfonctionnements ??? Pourquoi
celui qui est allé pleurer à la CEE, pour que les normes européennes ne soient pas
appliquées, se tait ??? N'est-il pas concerné par les malheurs que subissent
certains riverains ??? Quel est donc le sabot qui bloque tous ces responsables ???
Est-ce celui de Denver ou celui de Noël, celui qui reçoit tous les cadeaux ???
Comme en 14/18, où les généraux ineptes envoyaient à la mort leurs soldats au
nom de leur gloire, Gadef, dès la diffusion des premiers courriels d'informations,
pressentait l'existence d'une 'PART DU DIABLE' !!! Qu'ainsi, autour de ces
incinéra-tueurs, plates-formes, décharges, un nombre de citoyens avait été
condamné en connaissance de cause !!! Pour apporter un début de réflexion, nous
avions vulgarisé le dossier de l'Ecole des Mines. Dont voici le lien :
http://wwwcep.ensmp.fr/francais/themes/impact/pdf/RablSpadaro&Desaigues1998FR.pdf
N'ayez pas peur de l'ouvrir, il doit être très important pour qu'apparaisse la
dissuasion (Attention en ouvrant ce dossier...) les autorités se moquent de nous !!!
Ce dossier a été fait sans état d'âme, avec une froideur inhumaine, indigne,
rappelons, qu'avant l'existence du ministère de l'Ecologie, cette école gérait les
sites et sols pollués en France. La CEE n'est pas dupe des manoeuvres des
ministères de l'environnement ou de l'écologie se succédant dans l'inconsistance,
elle les sait pollués par le lobbying forcené des sociétés privées. Alors, la CEE
prend des dispositions qui vont donner à réfléchir aux voyous pollueurs et à leurs
protecteurs politiques et administratifs, avec les pollueurs des Mers, tous sont
aujourd'hui passibles d'être jugés comme des CRIMINEIS, lien : Info/Actualite-
Economie-et-Societe/Environnement/Les-crimes-contre-l-environnementdesormais-
au-penal-en-Europe/(gid)/136734 + http://www.toogezer.com/content/tview/604
D'ailleurs, dans quelques décennies, comment seront perçus ces affreux
personnages par leur propre descendance ??? A leur nom, ne seront-ils pas
tentés de coller cet adjectif : CRIMINEL !!!
La 'classe-action' va se mettre en place et de grandes procédures s'annoncent
pour le futur proche, à bientôt : SUS aux CRIMINELS !!!
(––– Toutes nos adresses sont liées par Internet, un clic ouvre le dossier en bleu foncé.–-–)
. Sites recommandés : http://www.adpnp.fr/ http://www.acarpe.fr/ Plouray e.mail : npcb56@orange.fr
http://incineration29.skyblog.com/ http ://epkg.free.fr/
Contact :mailto:mailto:assos.gadef@gmail.com
GADEF : Groupe d'Associations de Défense de l'Environnement du Finistère. ––

# Posté le mardi 27 mai 2008 14:20

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 17:13